‹ Le Comte de Saint-Germain [microforme]Chapitre 9 sur 53 · PA . D · texte numérisé non relu

PA . D

—Comment avez-vous sn cela ? demanda. le roi. —-Comme je sais tout ce qui se passe, sire, à tant même où cela arrive.

— Vous avez donc le don de la double vue ?”

Saint-Germain s’inclina profondément sans répondre.

l'ins-

ad M

LE KNEs.

Le souper n'avait pas été moins joyeux que d'ordinaire: les services s'étaient succédés rapidement et la table qui venait de s’enfoncer allait remonter chargée du dessert.

“Charmante invention que celle de cette table! dit le marquis de Créqui,

-—Et invention récente. ajouta Richelieu.

—Pas autant que Vous le croyez, monsieur le due, dit le comte de Saint-Germain.

-— Comment! ceite invention est ancienne !

—Pas précisément, mais elle date de deux cents ans à peu près,

— Vous aviez déjà diné ou soupé sur semblable table demanda le roi.

— Oui, sire,

—Quand cela ? où cela ?

—J'ai eu l'honneur de souper sur une table fonction- Maat ainsi, mais de forme carrée, avec la reine Catherine de Médicis. C'était dans la tour de l'hôtel de Soissons, dans le logement réservé à Ruggieri. La reine, quand elle s’occupait de sciénce, ne voulait Jamais être dérangée, Pius tard, je SUpal SUr une autre tre res. semblant à celle-ci: cétait à Naples, Enfin. tout der-

ER Een

nièrement, à Saint-Pétersbourg, je fus servi de cette façon ehez le knèz Trespatky

—Le knès Trespatky ! celui qui est mort 1] y a quelques mois? dit Richelieu.

—Celui-là, monsieur le duc : seulement, il n'est pas mort.

—Trespatky nest pas n opt ?

—\on !

— N'est-ce pas ce Russe qui accomplissait des choses si étranges ? demanda le roi

Oui, sire, dit le due de Richelieu. Le knès buvait vingt houteilles de clairot en <éjeunant. Un jour, il avait lui-même retiré un trou profond. dans lequel ils étaient tombés, son Carrosse, ses chevaux. ses laquais. Et il n'avait à la fois JataIs moins de six maîtresses.

—Peste! dit Louis XV. quel homme!

—Oh! dit Saint-Germain. la nature à fait Deaucou

pour lui: il est de tail rirantesqu et doué d'une

for: + réellement extraordinaire.

-Mais il a passé pour mort, il ne l'est pas!

Oui, sire. Au bout d tit Où dix mots de séjour à Paris, le knès tomba nalack L'abus des plaisirs, le soin de tripler l'existence avaient déterminé une dé.

Composition du sang entière ci horrible, Cet homme si

beau, si frais, si fort, était deve Len pen de temps un hideux squelette, faible au n int de ne pouvoir marcher qu'avec Le secours de d ‘uUX Valets, [l était épuisé, il paraiseait perdu,

C'est vrai! cette maiadie fit grand bruit, dit quis de Créqui

— M, | Cotnte d Charolais en sait autant que Mo] à

cet égard, poursuivit le comte d Saint-Germain, car i! visita à cette époque le knès

- Vous l'avez vu? d anda le roi

Out, air reponetit A

— EE

d'embarras et d'impatience : et effectivement sa vue m'inspira le plus profond dégoût.

—Le bruit se répandit, dit Richelieu, que le prince tartare venait d’avoir l'honneur de retrouver une 1naladie perdue, queique chose comme la lèpre où l'élé. phantiasis, don: les préludes sont une extrême sécheresse du corps. Les médecins consultés, et c'est Ques- Na Qui m'a raconté cela, affirmèrent que le cas était très-heureux pour la médecine, qui doutait qu'une sem- Llable maladie eût jamais ‘teint ce degré d’intensits, Meis trésredoutable pour ‘prince qui ne pouvait guérir Ses anus désespéraient.

— Mais, dit vivement Saint-Germain. il rat, lui, d' leur désespoir, et il affirmait, en dépit des médreins. Qu'il guérirait vite, Ce fut alors qu'il partit...

—Donnant rendez-vous à S& anis pour l'année sui- “ante, à l'anniversaire de son départ.

— Les inédeçins déclarèrent qu'il ne supporterait pa: le vovage jusqu'aux frontières.

— (C'est vrai.

—Et cependant il est revenu! dit Saint-Germain.

— Depuis quand ?

—Depuis quelques jours il est à Paris, dit Charolais,

—Et guéri ?

—Complètement. 1} est aussi frais, aussi fort qu'il l'était avant que la maladie ne le frappt.

Ah lil est revenu à Paris depuis quelques jours ? dit Je roi.

——Officic!loment, oui, dit Naint-Germain et palit.

IT était devenu incognito il v à ‘uatre mois ? répét: Richelieu avec étonnement.

- -Oui, répondit Saint-Germain.

— Et pourquoi? demanda le roi.

— Parce qu'il ÿ avait à Paris, sire, un Personnage qui, se sentant affecté Par Un commencement de maladie en tous points semblable à celle du knès,, lui avait

sus Et —

écrit en le suppliant de lui indiquer des moyens de guérison. Le knès arriva, il alla voir le personnage et tous deux convinrent de s'aider mutuellement, non-seulement pour se guérir l’un au début, l'autre à la fin de la maladie, mais encor pour continuer un régime qui devait décupler leurs forces à tous deux. Le knès n'était pas encore complètement remis, mais la transformation cependant était complète. 11 avait amené avec lui un vieillard tellement avancé en âge, que la taille s’était courbée au point de le faire paraître plus petit qu'ün nain. Ce vieillard avait une barbe blanche et fort bien peignée, si longue qu'elle atteignait la terre. Il avait les yeux vifs et pleins de feu, beaucoup de grève dans les gestes, sur le visage une maline innée : quelque chose de satanique se manifestait dans son ensemble. Cet homme était un médecin mogol. 11 se nommait et * nomme encore, car il existe, Aben-Hakib. En le contemplant, en l'étudiant, il était facile de voir et de comprendre que ce savant docteur appartenait à œtte secte des chercheurs de pierre philosophale, qui ne reculent devant aucun moven pour la trouver et qui ont tout sacrifié, même la vie de leurs semblables devant ce rêve irréalHsable de l'alchimie.”

En entendant le comte parler ainsi, il y eut un mouvement d’étonnement,

“Quoi! dit le marquis de Créqui, vous qui possédez l'élixir de longue vie vous niez la pierre philosophale ?

—Sans doute. La pierre philosophale est le but du charlatanisme, dit Saint-Germain: elle n repose que sur des bases incertaines: elle est le produit de l’imagination. Mon élixir de longue vie est tout simplement ma manière de vivre, et cette manière de vivre est basée sur le ra sonnement.

—Continuez, dit le roi, nous reprendrons plus tard cœtte discussion. En ce moment, il s’agit du knès et de son médecin mogol.

—Le médecin qui était fort habile, je Je reconnais, s’entendit avec le Personnage, qui voulait le consulter ; Puis il Jui ordonna le traitement suivant.”

Et Saint-Germain prit dans sa poche un parchemin plié qu’il ouvrit. 11 int à voix haute :

Ordonnance pour opérer la quérison de la lèpre.

10. Le malade doit. pendant deux mois consécutifs s'enfermer seul, cesser toutes relations avec se amis et Surtout avec les dames, qu’il ne peut même regarder en face.

?0. Se nourrir exclusivement de Poissons, de légumes, de pâtisseries légères, ne boire que de l’eau, de l’orgeat et d: la limonade.

30. Se loger de telle façon qu'aucune autre personne habitant l'hôtel ou la maison ne se trouve logée ni à un étage supérieur, ni même au niveau de l'appartement.

chambre, san: compter trois portes (nombre de ri- &üeur), doit avoir trois fenêtres: l’une au nord, l’autre à l’orient, la tr sième à l'occident. On ne doit venir dans cette cham re que pour ÿ coucher seulement.

40. Chaque jo: en se levant, et avant de # coucher, il est enjoint au malade de dire mentalement, et sans qu'aucun mouvement des lèvres ne l'accompagne, une Prière rédigée en |: ne indienne, mais écrite en caractères français,

50. Chaque jour, ant le second repas, prendre un bain composé d'herbes aromatiques cueillies à certains instants, dans certains lieux et dans certaines conditions : instants, lieux et conditions qui sont mon séeret.

60. Chaque vendredi de chaque semaine, huit onces de sang Corrompu seront tirées Par moi au malade, et, à l’aide d’une machine de mon invention. huit onces d’un autre sang seront injectées dans la veine ouverte. Ce sang doit être extrait du corps d’une jeune fille ver-

tueuse et pure ayant plus de quinze ans, mais n'ayant pas “inst ans.

To. Le dernier vendredi de chaque mois, le malade prendra un bain Composé, aux trois quarts, de sang de taureau et d’un quart de sang humain. Ce bain sera répété quatre fois dans l’espace de quatre mois afin qu’il donne l'équivalent d’un bain entier.”

—C’est tout, continua Saint-Germain en repliant le parchemin. Ce régime suivi rigoureusement, le malade devait être absolument guéri.

— Et le fût-i1? demanda le roi.

—Oui, sire. 11 se porte aujourd’hui à merveille.

—Et ce personnage a pris des bains de sang humain et s'est fait infiltrer dans les veines du sang de jeune fille vertueuse et pure ?

— Oui, sire.

— Et cela s'est passé dans Paris ?

—Oui, sire,

—Sans que je le sache ? sans que le lieutenant de police m’en parle, sans même qu'il :: so! informé ?”

Saint-Germain fit un signe affirmatif.

“Cessons eette plaisanterie, repuit Louis XV, elle est pénible à entendre, et, d’ailleurs, on ne saurait croire à de pareilles abominations.

—S’il n’y avait pas eu des Tibère, des maréchaux de Gié et d’autres personnages du même genre, reprit Saint-Germain, je pourrais douter, mais le roi ne saurait s'étonner que l’on refasse de nos jours ce que l’on a fait antérieurement.

—Monsieur, reprit k roi d’un ton sévère, lorsqu'on met en avant de si horribles allégations, il faut en avoir la preuve. Sérieusement. Connaissez-vous dans la cour, à Paris, en province, des gens qui, pour leurs menus Plaisirs, prennent des bains de sang ?

—J’oserai faire observer au roi, dit Saint-Germain

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avec le plus grand calme et en homme résolu, que je n'ai pas dit que la chose avait lieu par simple plaisir.

—Eh bien! que le motif supposé de tels hommes soit un intérêt plus grave, toujours est-il que de tels ogres, s'ils sont réels, n’habitent pas les espaces imaginaires et que mon ligutenant de police doit savoir où les trouver.

—Îl est vrai, répondit lentement Saint-Germain, il est vrai, répéta-t-il, que pour atteindre le grand cou- Pable, celui qui a fait revenir le kncs à Paris, celui qui a lis en pratique dans la capitale du royaume l’infâme moyen de guérison indiqué par le médecin mogol, il ne faudrait pas étendre le main bien loin !”

En prononçant ces derniers mots, Saint-Germain ce retourna et laissa tomber ses regards sur le comte de Charolais. Le prince de Bourbon demeura impassible : il supporta le poids de ce regard en homme qui n’en comprend pas l’expression.

“Après ? reprit le roi. Pouvez-vous me nommer celui qui a suivi le traitement du médecin mogol ?

—Sire, dit Saint-Germain gravement, je puis révéler les faits, mais il ne m'appartient pas de nommer le grand coupable,

—Le grand coupable! répéta le roi. Voici deux fois que Vous vous servez du même terme monsieur !”

Louis XV sétait redressé en parlant ainsi, et sa physionomie avait pris ce caractère grave et solennel qui en imposait sj puissamment à tous ceux qui le voyaient dans les grandes cérémonies où le roi était réellement roi,

“Le grand coupable! dit-il encore en appuyant sur le qualificatif, A qui, je vous prie, à Part ceux de mon nom, pouvez-vous appliquer danse le royaume cette épithète de grand?

—Et qui a fait Pressentir au roi, dit Saint-Germain sans hésiter et avec une fermeté étrange, qui a fait pres-

sentir à Votre Majesté qu'il faille on ceci mettre à part la famille royale ?

— Monsieur! dit le roi. Prenez garde! vous jouez votre vie!

—Je le sais, sire, répondit froidement Saint-Ger. main, mais je gagnerai !”

La glace étaie rompue: la situation prenait des proportions effrayantes. Personne n’osait parler

On comprenait que le comte de Saint-Germain, le nouveau venu, allait ou être pendu sans réserve, ou prendre la première place dans l'opinion publique

Le roi demeurait silencieux. 11 releva lentement 1: tête et il promena autour de lui, sur tous jes assistante, un long regard investigateur.

“Messieurs, dit-il, d’autres que le comte de Saint- Germain savaient-ils qu'il y avait des hommes à Paris prenant des bains de sang *”

Il y eut un moment d'hésitation et d'embarras. puis Richelieu, après avoir échangé un rapide regard ave Créqui, Tavanne et Cossé-Brissac, se retourna vers le roi :

“Sire, dit-il, le bruit de ces bains de sang à couru et court encore...

—En vérité? fit le roi.

—On ajoute, dit le due de Brissac, qu'il faut joindre au sang de taureau du sang de jeune fille on du sang d'enfant préparé dans certaines conditions.

—Et on dit effectivement, ajouta Tavanne. qu'il faut qu'un bain de sang humain soit pris un vendredi.

—-Depuis longtemps, dit le marquis d'Argenson, on se plaint à Paris de nombreux assassinate commis sur les jeunes filles et sur les enfants. On ne pouvait comprendre la cause de ces assassinats, et, il faut le dire, on accusait Poulailler. Son nom a puissamment servi Pour couvrir d'impunité celui dont parle le comte de

Scint-Germain, si toutefois le comte de Saint-Gern ain ne fait point erreur.

—On accusait Poulailler, dit Saint-Germain, et on ignvrait qui profitait des crimes accomplis,

— Mais, die Mme de Pompadour, voilà qui va rendre te pauvre Poulailler fort intéressant ! Les accusation, qu'on dirigeait contre lui n'étaient pas exactes,

—Quelques-unes, oui ! toutes, non!

—Quoi! dit Louis XV avec indignation. De pareils faits se passent et demeurent impunis! Mon Dieu ! continua-t-i] en levant les Jeux vers le ciel, faut-il donc Qu'il y ait en France des Personnes osant se permettre un traitement que le roi, lui, n’oserait suivre, lors même que sa vie serait en grand danger et qu'il aurait la certitude de la sauver !

—Oh! cire! s'écria la favorite en prenant les mains du roi et en les baisant avec enthousiasme, oh! gire! Pourquoi la France entière a’a-t-elle pu ouir les paroles que Vous venez de prononcer !

—C’eût été pour la France, s’écria Richelieu, l'occasion d’acclamer encore ce surnom de Bien-Aimé, que le peuple aime tant à jeter dans les airs sur le passage du roi.”

De nombreux murmures d’aprobation retentirent dans la salle.

“Sire! dit Saint-Germain en s’inclinant, j'ai cru entendre Henri IV ou Louis XIV.

——Mais moi, monsieur, dit le roi, ce que je veux entendre, c’est le nom du misérable qui, d'accord avec le knès tartare et, suivant les conseils du médecin mogol, à Consenti à prendre des bains de sang humain.

—Celui-:à, je ne Puis le nommer sire !

—Je veus savoir qui il es, monsieur!

—Je puis je désigner à Votre Majesté.

—Désigner cet homme, ce grand coupable ! répéta le

ET pe

roi en insistant sur l'épithète. Encore une fois, prenez garde à ce que vous allez faire, monsieur !

— Quand Votre Majesté me donnera l'ordre d'agir, Jj'agirai.

I y eut un nouveau silence. On entendait le bruit des respirations haletantes.

“Monsieur, dit le roi, une dernière fois, réfléchissez, je vous l'ordonne! il en est temps encore Vous trom- Per, commettre une erreur, serait, Je vous le répète, risquer follement votre vie, car il s'agit, je crois, d'une accusation qui, fausse, entraînerait pour punition la peine capitale.”

Saint-Germain s'inclina.

“Je suis prêt! dit-il.

—Ainsi, monsieur, vous pouvez me désigner celu: qui, dans mon royaume, a pris des bains de sang humain ?

— Oui, sire!

—Et cela, vous le ferez quand je le voudrai?

Oui, sire!

—EËh bien! monsieur, dit le roi en étendant la main. je l'ordoune! ;arlez! désigne!

— Parler, je ne le puis: le destin Sy oppose! Désigner, est en ma puissance.

— Alors, désignez!

—Sire, il faut pour cela qu'un esprit familier, me vienne en aide. Je vais l'appeler : il viendra !”

Et aussitôt, se levant en étendant les bras:

“Que les ténèbres se fassent” dit-il d’une voix forte et vibrante.

Il n'achevait pas, que l'une des fenêtres du fond s’ouvrait violemment et qu’une rafale puissante entrait dans la salle, courbant sou: son souffle les flammes des bougies qui se penchèrent et s’éteignirent.

La transition subite de la lumière la plus vive à l'obscurite la plus profonde, agit sur les invités du roi et sur

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le roi lui-même, comme devait agir bientot une cOMMOtion transmise par la machine électrique. Tous demourèrent immobiles ot muets,

Avant qu'on eût le temps de formuler une réflexion où de pousser un eri, une lueur pàle apparut sur la paroi de la muraille placée en face du roi, celle à laquelle le comte de Charolais tournait le dos. Cette lueur, Mourante dabord, prit de Ja force, s'étendit, devint intense, et sur cette surface lumineuse se dessina un tableau ayant l'aspect d'une chose réelle et vivante.

Ce tableau représentait une rue de Paris avec un grand bâtiment scigneurial à gauche et de la neige couvrant la chaussée. Ce décor était d'une vérité telle que Richelieu, Créqui, Tavanne et les autres reconnurent immédiatement la rue du Temple et l'hôtel Soubise.

La rne était déserte, il devait faire nuit: tout à coup une jeune femme apparut, presque de grand ar naturéelle... Elle accourait. paraissant affolée... Au 1moment où elle passait devant l'hôtel, un homme enjamba une fenêtre, il s’élança sur la jeune femme un poignard à la main et Jui plongea la lame dans le coeur... La jeune femme tomba.

L'homme se baissa sur elle comme pour l'enlever, Mais 1] s’arrêta et parut écouter... [] se pencha... regarda au loin, puis, se reculant, en effaçant avec soin ses (races sur la neige à mesure qu'il reculait, il heurta la muraille de l'hôtel.

[ grinipa lestement, et il atteignit ka fenêtre.

Cet homme était de £rande taille, il avait des mou:taches noires longues et fournies, un bonnet de fourrures sur la tête qui cachait le haut du visage.

Îi enjamba {a fenêtre et il disparut dans l’intérieur au Moment où un jeune homme accourait.

Le jeune homme s'agenonilla près de la Jeune fille... La jumière éclairait leur visage à tous deux.

“Sabine Dagé! dit le roi.

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