‹ Le comte de SaintGermain pièce en trois actes mêlée de chantsChapitre 43 sur 57 · I.es Mêmes, SYLVEIRA · texte numérisé non relu

I.es Mêmes, SYLVEIRA

SYLVEIRA, tout pensif. Ces jeunes mar- •quis, res ducs, ces comtes, qui se disaient mes amis! ils ont tous beaucoup de tendresse, de dévoûment, et pas une pistolc û me prêter. Il s’arrête et réfléchit.

CONTI. Si cela continue, je vais vous ruiner.

SYLVEIRA, à tui-mfn'.e. Ils jouent gros jeu! si j’osais; que je suis fou... avec quelques louis qui me restent puis-jc espérer de ramener la fortune ?

MATHILDE, aux dames. Il me semble que j’ai entendu le prélude du menuet.

SYLVEIRA , à part. Que faire? que résoudre ! si je dansais pour me distraire...

peut-être me viendra-t-il une idée? Voici une jeune fdlc charmante, invitons-lù. (// s * approche de Mathilde i/ui rient de se lever arec tes dames.) Mademoiselle , puis-je espérer que vous mo ferez l’houncur...

MATHILDE , d'abord sans le regarder.

Monsieur, je suis désolée... mais. .. (Le regardant.) Ah!

SYLVEIRA. Qu’avez-vous donc?

mathii.de Rien ! rien , c’est que vous êtes si ressemblant.

SYLVEIRA. Comment, je suis ressemblant.

MATHILDE. Non , je veux dire que vous ressemblez tellement à une personne... à un portrait... Et maman qui n’est pas là.

SYLVEIRA. Aurais-je le malheur de vous déplaire, et «l’éprouver un refus?

MATHILDE, arec un soupir. Je suis retenue, monsieur, ( On entend lamusique assit fort les curaliers tiennent prendre leurs dames.) et voici mon cavalier. (Elle donne la main d son danseur, et dit d part.) C’est égal , je suis sûre au moins que mon mari n’est pas mort.

SYLVEIRA, d part. Ma foi, je ne sais pas ce quelle a, mais elle est jolie comme un ange.

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