I.es Mêmes, SYLVEIRA
SYLVEIRA, tout pensif. Ces jeunes mar- •quis, res ducs, ces comtes, qui se disaient mes amis! ils ont tous beaucoup de tendresse, de dévoûment, et pas une pistolc û me prêter. Il s’arrête et réfléchit.
CONTI. Si cela continue, je vais vous ruiner.
SYLVEIRA, à tui-mfn'.e. Ils jouent gros jeu! si j’osais; que je suis fou... avec quelques louis qui me restent puis-jc espérer de ramener la fortune ?
MATHILDE, aux dames. Il me semble que j’ai entendu le prélude du menuet.
SYLVEIRA , à part. Que faire? que résoudre ! si je dansais pour me distraire...
peut-être me viendra-t-il une idée? Voici une jeune fdlc charmante, invitons-lù. (// s * approche de Mathilde i/ui rient de se lever arec tes dames.) Mademoiselle , puis-je espérer que vous mo ferez l’houncur...
MATHILDE , d'abord sans le regarder.
Monsieur, je suis désolée... mais. .. (Le regardant.) Ah!
SYLVEIRA. Qu’avez-vous donc?
mathii.de Rien ! rien , c’est que vous êtes si ressemblant.
SYLVEIRA. Comment, je suis ressemblant.
MATHILDE. Non , je veux dire que vous ressemblez tellement à une personne... à un portrait... Et maman qui n’est pas là.
SYLVEIRA. Aurais-je le malheur de vous déplaire, et «l’éprouver un refus?
MATHILDE, arec un soupir. Je suis retenue, monsieur, ( On entend lamusique assit fort les curaliers tiennent prendre leurs dames.) et voici mon cavalier. (Elle donne la main d son danseur, et dit d part.) C’est égal , je suis sûre au moins que mon mari n’est pas mort.
SYLVEIRA, d part. Ma foi, je ne sais pas ce quelle a, mais elle est jolie comme un ange.