SCENE VII
CONTI, LANGEAC, SYLVEIRA, Seigneurs.
CONTI, toujours au jeu. A moi, toujours il moi, les ducats et les quadruples d’Espagne.
Il ramasse l’or.
SYLVEIRA, d part. Malgré moi, ce bruit d’or m’attire.
CONTI. Allons, messieurs, quitte ou double , vous voyez que je suis beau joueur, bon prince; je vous propose une belle revanche.
TOUS, excepté Langeac et Sylvcira. Quitte ou double.
11* jettent de l’ur sur la table.
CONTI, faisant les cartes. Tour vous...
pour vous, pour vous, pour le banquier; trente-un , encore gagné.
TOUS , se levant. Nous n’avons plus un double.
Langeac s’éloigne au fond arec eux; ils sortent avec liumrnr.
SYLVEIRA, d part. Quel monceau d’or- CONTI, aux joueurs. Quoi! vous renoncez! qui donc osera me tenir tôle, si vous quittez le champ de bataille.
SYLVEIRA. rivement et s'asseyant en face du prince. Moi!
CONTI, reculant son fauteuil. Ah! mon Dieu!
SYLVEIRA. Est-ce que je ferais peur un prince aussi brave, au roi du Lansquenet.
CONTI , se levant. Oh non , ! certainement.
Il met la main sur son nr.en emplit une lar bour sc de velours et va vers Langeac.
sylveira, étonné. Est-ce qu’il me prend pour un voleur?
CONTI. Langeac! je me sens un peu fatigué, indisposé.. prendsma placect joue avec... avec monsieur.
LANGEAC. Pour votre compte, monseigneur.
CO sti. Oui, pour mon compte. {S part.) Je n’ai pas la force de faire un pas.
LANGEAC , s’asstyant en face de Sykeira.
A nous deux , mon beau seigneur.
sylveira. A nous deux.
LANGEAC, le regardant. Ah! mon Dieu!
il se lève et va auprès do prioce.
SYLYEIRA , à pari. Ils sont fous 1 COM'l , à Langeac. C’est lui!
LANGEAC. C’est Satan.
CONTl. Voilà tout le monde qui revient, je me sens renaître.