DE LA RA!30N. O-J
ses malheurs. Le comte, qui aperçut en elle plus^ d'impru lencâ que de corruption , reconnut que c'e'tait une ivresse passagère qui pre'parait un long repentir. Il crut devoir la confier au curû de Saint-Paul, pasteur vertueux et éclairé, qui la remit dans le sentier dont elle était prête à s'écarter. Le comte qui s'abstint de la voir, fournit secrètement à toutes ks dépenses jusqu'au jour qu'elle fut remise à son mari. « ( Turpin. )
C'est, pour le dire en passant, ce même maréchal de Saxe qui, pressé un jour sur sa religiou par un catholique de ses amis dont les moeurs n'étaient pas trop d'accord avec sa foi , lui r<^pondit : « Je conviendrai avec toi cjue ta religion vaut bien la <c mienne ; peut-être même vaut- elle mieux pour le salut, en la « réduisant en pratique : mais, crois-moi, à vivre comme noua « vivons, ma religion vaut bien la tienne. » Avouons -le, c'est là, du moins en secret, le plus fort argument de bien des gens.
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{i^) Je vois du faste et un vain luxe où je cherche des vertus. Si une imagination telle que celle-ci pouvait se réaliser, si Bayard reparaissait parmi nous, il verrait à peu près tout ce que de son temps M. de Yalmont voyait pour lui ; mais ce ne serait pas du moins sans de grandes exceptions. Il verrait de vrais justes à la cour ; il verrait des princes verti^eux ; il verrait des grands dignes de noire estime ; mais surtout il verrait un roi, si jeune encore, mériter nos plus tendres liommages, et conserver un esprit religieux, des mœurs simples et pures dans un siècle où il n'y a presque plus ni religion ni moeurs. ,