LETTRE XIX
Le marquis au comte et à la comtesse.
i>Ie craignez pas, mon fils, que je désavoue les projets que vous aurez formés. Depuis long-temps nos vues, nos sentiments sont les mêmes; et vous ne pouvez plus rien vouloir que je n'aie désiré le premier avec autant d'ardeur que vous. J'ai déjà marqué à Emilie le tendre intérêt que je prenais au chevalier. Je n'ai pas craint de lui dire combien, s'il devenait un jour plus conséquent et plus sage, il me serait doux de le voir lepoux de Julie. Recevez donc, mes chers enfants, tous mes pouvoirs et toutes les bénédictions d'un père qui ne cesse de rendre grâce au ciel de lui avoir donné des enfants tels que vous.