‹ Le Comte de Valmont, ou, Les égarements de la raisonChapitre 26 sur 43 · Tome IL · texte numérisé non relu

Tome IL

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moins conservé, plus ou moins altéré parmi les nations qni ont tiré d'eux leur origine, sans que celles-ci aient eu besoin de grands eQbrts pour laisser en ce genre aux ge'ne'rations futures des traditions insérées jiar la suite et après coup dans des histoires faliriquées long-temps après les premiers éve'uements.

On rapporte que Cassini, voyageant dans une de nos provinces et se trouvant dans un village, demanda aux paysans s'il y avait quelqu'un parmi eux qui eût une certaine connaissance des astres. Ils lui iudiquèrent un villageois qui depuis long -temps gardait les troupeaux , et que Cassini uouva si instruit de l'elat du ciel , sans rien savoir des différents noms que nous donnons aux planètes , qu'il l'emmena avec lui , et n'eut pas de peine i en faire, selon notre méthode, un savant. Sans prétendre garantir ce fait qu'on suppose frês-ancien , il y a d'ailleurs à Paris beaucoup de gens de lettres distingués qui ont connu Duval, inort eu 1776, garde du cabinet des médailles, et auparavant

la période astronomique de Goo ans, dont toutefois l'OTigine s'explique très -bien sans cela *, le cycle lunaire de ig ans, si comme le pense Bailly, il est bien antérieur à Méton; et 2° qu'il est assez natiu-d de penser que c'est à eux que les descendants de Noé ont dû les connaissances qu'ils ont répandues parmi les premiers peuples, et qui datent de la plus haute antiquité. Voyez sur cela les savantes et sages réflexions de Bailly, dans l'ouvrage que nous venons de citer, liv. 3, parag. 3 et suiv., et les éclaircissements sur le liv. 2, parag. 4 et suiv. Bailly y rapporte cet autre passage de 1 historien juif. « Dieu, dit Joséphe, « en parlant des patriarches qui ont précédé le déluge et qui ont « vécu près de mille ans, Dieu leur prolongeait la vie, tant à « cause de leur vertu, que pour leur donner les moyens de per- « fectionncr les sciences de la géométrie et de l'astronomie qu'ils « avaient trouvées; ce qu'ils n'auraient pu faire, s'ils avaient « vécu moins de Goo ans, parce que ce n'est qu'après la révolu-. K lion de six siccîes que s'accomplit la grande année. «

* Voyez un méfiioire de Le Genti!, académie des sciences année iraG.

bibliothécaire du prince François de Lorraine, d'abord à Florence et ensuite à Vienne , lorsqu'il fut devenu empereur. Ce prince, dans sa jeunesse, étaiit à la cliasse, rencontra le jeune Uuval gardant un troupeau , et en même temps occupe' à'ivQ livre d'astronomie qu'il entendait fort bien , et muni d un long tube qu'il s'était fabriqué poiu- observer les astres. Touché des efforts du jeune pâtre, il se cliargea de son éducation; et depuis il l'a toujours eu à son service. Qu'on juge par là, et par les exemples que nous offrent tous les jours les gens de la campagne , de ce qu'à dû produire dans les patriarches avant le déluge, ainsi que dans les descendants de ISoé et de ses enfants, une vie de plusieurs siècles sous un plus beau ciel que le nôtre, et , en leur supposant assez de lumières sans doute pour fixa leurs observations, les lier entre elles, et en former ce qu'on peut appeler une science.

Une seconde réflexion est qu'il n'y a rien 'dans la nature qu ot! n'ait mis à contribution pour contredire le témoignage de Moise. Les astres et les saisons , le sein des mers , la surface et les entrailles de la terre, l'histoire du genre humain, tout a fourni matière aux objections de l'incrédule. Elles se reproduisent de jour en jour sous mille formes différentes, et s'évanouissent tour U tour sans laisser aucune trace constante, aucun monumeni Surable de leur solidité. Il semble qu'en livrant le monde à la dispute des hommes , Dieu leur ait dit comme aux vagues de la itier qui devaient se briser contre le rivage : <t Elevez-vous si a haut qu'il vous plaira, agitez-vous, tourmentez-vous dans n tous les sens, les flots tumultueux de vos opinions, souvent a contraires, vos discussions profondes, vos savantes recherches a viendront se briser contre les temps que j'ai marqués, contre les « faits <jue j 'ai dictés ; et ma parole sainte restera seule immuable, jj

(3} Aux Indes enfin , etc. Ce n'est plus en effet des Chinoœ ecalement que l'on vante si fort la haute antiquité; c'est aux Iodes surtout que qaielques-uns de nos philosophes ont prétendu trouver la nation la plus anciennement policée. Les braluiues, dit-t«, <jui entretiennent dans le peuple la plus stupidc

idolâtrie, ont cependant enti'C leurs mains les plus anciens livre» du monde, écrits par leurs premiers sages, et dans lesquels on ne reconnaît c[u'un seul être suprême.

Si toutefois nous demandons sur quoi est fondée l'opinion qu'on s'est formée de ces livres, axrsquels les bramines assignent [xiur époque la création, ou qu'ils placent du moins au commencement du Calioiigam, ce qui concourt avec le temps du déluge, on nous répondra que c'est sur une tradition immémoriale, constante et uniforme dans l'ordre des bramines eux-mêmes. Mais, comme l'a dit un de leurs plus zélés partisans, « de quel- « que poids que puisse être une pareille tradition (et quel si grand poids peut-elle avoir quand elle est dénuée de toute autre preuve) (ùl est très-permis Je révoquer en doute cette antiquité a jusqu'à ce qu'on nous prouve incontestablement la date des « Sliaster, et qu'on nous fasse voir dans les Vèdas mêmes Vh'ia- « toire religieuse maicliant parallèlement avec l'histoire politique « et civile. »

En attendant qu'on ait rempli cette tâciie, et qu'on nous uk donné sur les Indiens et sur Ir urs livres des notions plus exactes qu'on ne nous en a donné jusqu'ici, puisque, de l'aveu des liommes les plus éclairés dans cette partie, nous avons besoin de reformer presque toutes les idées qu'on nous avait fait naître à cet égard, on peut consulter dans les Mémoires de l'académie des inscriptions, t. 38, in-4°, p. 3 1 2 , les Réflexions de Guignes sur le Ba^avadani, un des dix-huit Pouranam ou livres sacrés des Indiens. On y verra quelle est à peu près l'époque de cet ouvrage, qui doit être, ou peu s'en faut, de même date que les Védas; combien elle diflère de l'opinion que l'on en avait convue; comlîien ces livres sont modernes en compai-aison de l'antiquité qu'on voulait bien leur prêter * ; et combien d'ailleuis,

* Voyez ce qu'en dit aussi le baron de Sainte-Croix , qui uous a donné VEzour-Védam , traduit du Samscretam par im brame , Observations préliminaires , p. 1 32 et suivantes , t- 2 , pag. 8 1 , note, et ailleurs. Plus on acquiert de nouvelles lumièrr s à cet égard , et plus on est forcé de rabattre du respect que l'on avait cljercl.é à nous inspirer pour celte prétendue antiquité si

lans parlâr du Soupçon bien fondé que les Indiens ont eu connaissance des écrits de Moise, ces Védas offrent de traits de conformité avec les grandes traditions consignées dans nos lirres saints; traditions plus ou moins altérées, comme elles l'ont été parmi toutes les nations, et noye'es dans les fables les plus absurdes, Hans les contes les plus puérils qu'on puisse bnagineT. De ce qu'il y a de plus piu- en apparence dans ces traditions se forme, h ce qu'on a lieu de conjecturer, la doctrine secrète et Symbolique des brames ; et de ce qu'il y a de plus grossier se forme celle qu'ils ont répandue et qu'ils maintiennent parmi le peuple : car la double doctrine reprochée avec tant de raison aux pliilosoplies se retrouve en effet partout , excepté dans la véritable religion.

De Guignes nous a donné des lumières plus précises encore) dans un ïaémoire qui se trouve dans le quarantième volume des iJèinoires de l'académie des inscriptions^ et qui a pour titre ! Piechcrchcs historiques sur Vêtahlissementde lareliqion indienne dans la Tartarie, le Thibet el la Chine, et sur les livres fonda~ mentaux, de cette religion , qui ont été traduits de l'indien en chinois.

prodigieusement exaltée; plus on aperçoit, même dans le petit ûombre d'ouvrages indiens qui nous sont connus, des traces frap pailles d'un christianisme corrompu et e'trangement défiguré, soit par les manichéens répandus après la mort de leur maître dans les Iodes, où. ils s'étaient réfugiés, soit par les brames euxmêmes. Voy. Observ. prélim. p. 91 e£ suiV. L'éditeur, p. i5i , et tome 2, page 201 , répond à quelques assertions de Voltaire, l'un des premiers qui ait si fort préconisé parmi nous la haute antiquité des livres sacrés des Indiens. Il prouve aussi, p. '2 1 5, que leurs calculs sur l'antiquité du rnonde ne sont que les rêves de leur imagination ^ et il cite sur leurs périodes une obscrTa-. lion de Le Gentil, bien propre à détruire toute la confiance qu'on aurait pu avoir, même dans leur période courante, qui est celle qu'ils appellent Calioucjam. Cette observation est tirée des Mémoires de l'académie des sciences, année 1772 , part, i , page rQi. "■, , . .

b38 les égarements

Il répond tout à la fois, dans ce mémoire, et à ceux qui ont prétendu que le berceau des connaissances Immaines devait être placé dans l'Inde , et à ceux qui , attribuant la plus haute antiquité aux Tartares de Sibérie, ont voulu que les sciences fussent nées dans la Tartarie.

Il fait voir aux premiers, par 1 autorité 3es plus andens hi»toriens, que les Indiens étaient encore plongés dans l'ignorance la plus profonde et dans la barbarie, lorsque les Égyptiens, les Pliéuiciens, et les Clialdéens se distinguaient par leurs connai». aances et leur habileté dans les arts. D'après le térssîgnagemêma des Indiens, celui qui le premier les a policés st nommait Chekia-Mouni; et ceux qui font remonler sa naissance à l'époque la plus reculée la fixent h l'an 1 122 avant l'ère chrétienne. Il paraît d'ailleurs que sa religion et ses lois ne se répandirent dans l'Inde qu'avec beaucoup de lenteur ; elles pénétrèrent encore plus tard au-delà du Gange , ainsi que les sciences. Toute l'Inde a donc été long-temps i se policer.

Une partie des connaissances que les Indiens ont acquises parait avoir été empruntée des Grecs, qui, depuis Alexandre , devenus maîtres de la Bactriane et ensuite des bords de l'Indus, c'étaient répandus de tous cotés dans l'Inde, et continuèrent depuis à fréquenter ces régions. Faute de connaître ces relations entre les Grecs et les Indiens , on attribue à ceux-ci des connaissmces qui, dans l'origine, ne leur appartiennent pas. Ceux qui ont examiné les traités d'astronomie composés par ces derniers pensent qu'ils sont faits d'après les principes d'Hipparqup et de Ftolémée. Un raja indien , qui a fait traduire dans ces dernicri temps les tables de La Hire, et qui les a publiées sous son nom^ pourra ainsi par la suite passer pour un grand astronome.

De Guignes prouve, en second lieu, contre le sentiment do deux qui ont poussé plus loin le paradoxe , et qui ont placé le lierceau des sciences dans la Tartarie, que ce pays a toujours étà habité par des peuples nomades et barbares , qui pouvaient b peine se mettre à l'abri de la rigueui de leur climat, et qui vers l'ère chrétienne n'avaient nulle connaissance de l'écriture. 11 n'existe aucun monument historique de ces peuples i et si (juelques Tartares ont écrit dans des temps assez modernes, c'«Sl

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^'ils demeuraient ou en Perse ou à la Chine. Comment des peu. pies, toujours si ignorants et qui le sont encore, ont-ils ëlé autrefois si savants ? l'Egypte , quoique dans l'état de barbarie où die est aujourd hui , nous offle partout des vestiges de son ancienne splendeur. Pourquoi la Tartarie ne nous en offre -t- elle aucun ? G est des Indiens que les Tartares tiennent leurs faibles lumières ainsi que leur religion. Vers l'an 1G2 avant Jésus- Christ, quelques nations tartares, suivant les historiens cliinois, t'approchèrent de la Bactriane, et pénétrèrent ensuite dans les Indes; dès lors elles connurent la religion indienne et l'embrassèrent *. Mais Q est prouvé que ce ne fut que vers l'an 572 de Jésus -Christ que la rebgion indienne s'étabht au centre de la Tartarie, et qu'on y constniisit des temples. Les ruines de ces temples, et celles de quelques forteresses qui ont été construites par les Chinois dans ce pays, sont sans doute les vestiges des monuments que l'on suppose avoir été élevés par une nation ancienne et savante; conjecture destituée de toute vraisemblance.

* De Guignes parle en peu de mots de cette religion. L'idolâtrie la plus absurde , les fables les plus révoltantes , forment celle ■jue les philosophes de l'Inde enseignent au peuple, et qui constitue la religion vulgaire. Quant à celle des philosophes ou des brames que l'on a tant vantée et qui consiste à n'admettre 'ja'un seul Dieu, qui est l'àme du monde, répandue dans toute la nature, et se transformant en tout ce qui existe, elle n'est pas, à tout prendre, moins extravagante. Les livres dans lescpicls est consignée cette doctrine, accompagnée elle-mênïe de niille absurdités, sont interdits au peuple. Personne, s il n'est de la race des brames , ne peut lire les Védas.

Comme ces deux doctrines , l'une populaire et l'autre philosophique, ont passé à la Chine, on a traduit en chinois tous les livres qui les concernent. « J'ai sous les yeux, continue de Guignes, celui qui est la base de la doctrine des philosophes (le Uvre des brames), livre que l'on regarde comme le fondement do cette religion. J'en donne dans le second mémoire une notice étendue. La sagesse attribuée aux Indiens ne peut en tirer tw

à4o LJES ÉGAREMENTS

Presque toutes les houvelles opinions sont ainsi fondées sur He pures coujectuiTS : « Moyen , dit de Guignes , dont on abusé depuis quelque temps avec trop de hardiesse pour établir une foule de paradoxes , parce qu'on ne consulte pas les véritables Bourees, et qu'on se livre trop à sa propre imagination, »

En effet, tout récemment encore, un auteur ingénieux, non moins recommandable , non moins cher à la société par les qualités de son cœur que par celles de son esprit, mais un peu txop indulgent peut-être pour le goût dominant 'de son siècle, a voulu faire revivre un ancien peuple détruit et oublié, qui paraît bien n'avoir Jamais existé. Il entreprend de saisir le principe d'unité qui a dn produire les rapports nombreux et frappanla Tju'on observe entre les nations dispersées sous différentes latitudes. Ce principe, selon lui, c'est l'existence d'un peuple pàrimitlf qu'il place dans la Sibérie * , et qu'il suppose avoir été détruit par une grande révolution arrivée sur notre globe. En con-

grand avantage. On serait tenté de croiiie qu'elle a pour compagnes la folie et la fourberip. » Voyez les Mémoires de Vacadémie des inscriptions , t ^0.) Le père Pons, écrivant des Indes orientales au père Duiialde, et versé d'ailleurs dans la langue des Indiens, présente, sui- leiu- doctrine et sur leurs livres, dc8 détails conformes à ceux de Guignes.

(Voyez les Lettres édifiantes, t. 26 de l'ancienne édîtioJi.) * Ce n'est plus seulement du plateau de Sibérie que BaiQy le lait descendre. Il l'avait placé dans ses Lettres sur lorigine des sciences, au 49^ degré de latitude; dans celles sur V Atlantide de riaton (espèce de roman philosophique inventé, à re qu'il semble , par le disciple de Socrate pour flatter les Athéniens et leur faire goûter par cette amorce quelques vérités utiles), notre Savant académicien recule sa première habitation jusque vere le j'Q^ degré, et la place dans le Spitzberg. Nous ne nous arrêterons pas à relever les contrariétés et les invraisemblances de ce nouveau système, moins fondé encore que celui de Baër, el qui d'ailleurs, h quelques incorrections près échappées à l'auteui des observations , se trouve suffisamment réfuté dans le Journal i&s savants, (fémer 1779). Tout ce que nous cous perœettooï

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sidérant avec attention l'état de l'astronomie à la Cbine, dans l'Inde, dans la Clialde'e , il y trouve plutôt les tUhris cjue les éléments d'une science. 11 aperçoit des conformitës Lien remarquables entre les Cliinois, les ClialdéfDS, les Indiens et tous les anciens peuples, dans 1' s traditions, dans les usages, dans la philosopliie, dans la religion, dans les sciences, et dans les institutioQS qui y sont relatives. Il retrouve généralement parmi CV& l'usage des libations , le tableau de l'innocerxe primitive du monde et de l'âge d'or, le souvenir du déluge, les alarmes qu'il a répandues sur la terre, le culte des montagnes, la tradition des géans, l'usage d'orienter les temples, la subdivision de l'année en douze mois ou lunes , la période des se; t jours , un racme égislaleur pour l-.s sciences, les arts et la religion, une grande uniformité dans la marcbe des idéis, et enfin des traces partout conservées de l ignorance aui succède à la lumière. Il assure que toutes ces conformités ne sont pas le produit de la communication, qu'elles ne tiennent point essentiellement a la nature, qu'elles naissent d'une identité d'arigine entre les anciens peuples, et sont les restes des institutions d'un peuple encore plus ancien A la réserve de ce dernier article, pris dans k sens de l'auteur, et dans les développements qu'il en donne, nous tomberons aisément d'accord de ce que nous venons d'extraire de ses lettn s. ^"ous conviendrons avec lui des rapports de conformité qui se trouvent entre les anci(;ns peuples. Comme lui, nous apercevrons parmi eux de faibles clartés qui succèdent à un plus grand jour. Nous avouerons sans peine que le genre humain a corjmencc par des lumières plus étendues et plus pures que cellea

de dire, en rendant hommage à l'érudition de Eailly, à l'élégance de son style, et aux richesses de son imagination, c'est que ncu3 aurions souhaité qu'au lieu de mettre en pure perte tant d'esprit dans de pures fictions, il se fût borné, puisqu'il était question d'histoire, à consulter, sur l'origine des différents peuples, nos divines Écritiu'cs, qu il regarde avec raison comme le liine ijiii rcnÇerme la tradition la mieux suivie et la mieux, conservée, Domnie la source In jAtis pure de l'hiuoire. (Page 1 1 1 des Lcllres sur l'Atlantide de l'UUon.)

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