‹ Le comte de VergennesChapitre 162 sur 237 · CHAPITRE XV. :SI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. :SI

seeourir la Suède, si elle était attaquée, avec engagement de

laisser l'Angleterre secourir la Prusse si la Suède élail l'agresseur.

« 4" Le roi de Prusse est un tracassier, qui voudrait brouiller son neveu et L'empereur avec le roi. Le roi de Suède doit se conduire honnêtement et politiquement avec lui. Il ne doit ni s'alarmer de ses menaces ridicules et insolentes, ni se laisser séduire par ses cajoleries. 11 faut témoigner la plus grande indifférence pour lui cl le voir venir. Ce scia à 1 empereur, à l'Angleterre cl aux garants des traités de Wcslplialie à le mettre à la raison s'il s'avise d'entrer en Poméranic : et nous travaillons à cet effet, quelque persuadés que nous soyons qu'il est trop avisé pour faire une pareille incartade.

«5° Le roi de Suéde fera bien d'écrire à l'impératrice; c'est une honnêteté qui ne peut avoir aucun inconvénient; mais nous avons lieu de nous flatter que la cour de Vienne entrera dans nos vues.

a G L'Espagne s'est si bien conduite envers la Suède dans cette occasion (pie le roi croit que Sa Majesté Suédoise ferait bien d'en faire ses remerciements au roi d'Espagne, en lui écrivant un mot de sa main à ce sujet et en chargeant son ministre à Madrid d'en marquer la satisfaction au marquis de Grimaldi.

u 7° Il est essentiel que le roi de Suède charge ses ministres dans toutes les cours d'y déclarer qu'elle ne souffrira aucun changement dans la nouvelle constitution de son royaume, dont aucune puissance ne doit se mêler, puisque la nation en est contente et qu'il veut vivre en paix avec tous ses voisins.

h 8° Vous savez tout ce que la Suède nous a coûté depuis dix-huit mois, ce que nous lui donnons annuellement et que nos finances ne sont pas encore dans l'étal où elles devraient être et ne le seront pas avant peu. Il faut que nos alliés se prétcntàcette situation e1 qu'ils se bornent à nous demander les secours qui leur sont indispensablement nécessaires (1). »

(1) Archives du ministère des affaires étrangères, Suède, 1772, vol. 263.

ou le peUts appartements de Mme du Barry, était à vrai £. fort savent conçu et combiné, mais ilL tena t pe^ être pas suffisamment compte de la réalité impérieus des -constances, m des «tentions et des actes des^dJsaire quon avax en lace de soi. Geu x - C1 allaient bientôt démasque leurs projets de façon à dissiper tous les doutes.

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