CHAPITRE XVII
écarter tout ce qui pourrait lui donner le plus léger sujet d'ombrage, elle ne se met pas moins en mesure d'en imposer et de prendre, au moment où il lui conviendra, le parti (pie sa politique lui suggérera. Ce ne peut plus être la crainte frivole d'une invasion brusque de la part de la Suède qui détermine ses armements. Elle sait à quoi s'en tenir; elle connaît les intentions comme les facultés du roi Gustave, et elle a la certitude la plus en hère que nous ne la provoquerons point à une entreprise qui serait absolument téméraire.
« Si elle affecte encore de craindre, c'est que sa terreur, quoique frivole, convient à sa politique. Elle veut, sans doute, en accoutumant l'Europe à ne voir, dans le roi de Suède, qu'un jeune prince qui veut se rendre l'épouvantait de ses voisins, la préparer à souffrir tranquillement les chaînes dont elle se propose de le charger. »
On était donc fort anxieux à Stockholm sur les projets de la tzarinc. Le ciel semblait chargé de nuages de ce côté et ce n'est pas la lettre, que le roi de Prusse adressait au même moment à son neveu Gustave qui pouvait dissiper ces inquiétudes.
« Du 23 janvier 1773.
« Monsieur mon frèiie,
« Je viens de recevoir la lettre que Votre Majesté m'a écrite d'Orebro, avec toute la satisfaction possible. Je vois que Votre Majesté approuve ma franchise, même qu'elle veut que je la pousse plus loin. Je ne doute plus que Votre Majesté ait de bons alliés, mais je les trouve trop éloignés de la Suède et, par conséquent, peu en état de l'assister.
ii Elle me dit qu'elle est satisfaite des témoignages d'amitié que lui donnent ses voisins ; je me garderai bien de la troubler dans l'heureuse sécurité dont elle jouit, et, bien loin de me plaire à prophétiser des infortunes, j'aimerais mieux annoncer des prospérités. Cependant je déclare à Votre Majesté, comme à tout son royaume, cpie je ne me suis jamais cru prophète, ni voyant, ni inspiré. Je ne sais que
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1 amitié possibles, etc.
" Frédéric (I). »
Jl:„ e fo ; me ^ ristique et ironique, cette lettre est cruelle, elle apphque à troubler et à décourager un jeune pnnee auquel son auteur n'avait, ni comme Lvera „ n
eT e ::e p :;i nt ' absoIument rien à ^°^ ^ * ::;;
s e n „em, s a ses portes et ses alliés, c'est-à-dire la France et la Turque aux deux extrémités de l'Europe. Et, trouv ant c trop ^^ ^ ^ « n
Bocchus . . Aucune alliance ne te convient mieux «ue la notre. Nous sommes éloignés et ne pouvons te faire d et, pour les services, nous t'en rendrons autant que si nous étions tes voisins (2). . Nous verrons bientôt que Sylla a raison contre Frédéric. Sans doute, le souvenir de il cX
«- i offens* mi 2 UT? Zlr W ' U ° "*"! <,U0<I *»** ^~' Mlojugurthino, cap. xuî. P S ' p, '° pC a ' ,su " u,s - " S "™. '»