‹ Le comte de VergennesChapitre 178 sur 237 · CHAPITRE XVII. a r · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII. a r

fait, ail consenti à garder la porte de l'appartement pendant que les sénateurs y entraient.

« Je ne contesterai pas au roi de Suède le droit de voir les sénateurs avant moi; mais, pour que cela se passe avec décence, il faut, ou que ce prime nous assigne des heures différentes, ou qu il destine un appartement séparé où l'ambassadeur attende l'heure de sa commodité sans être compromis dans la foule.

« Remarquez, je vous prie. Monsieur le duc, que ce n'est pas d'avoir attendu que |c me plains, mais de ce qu'on ma fait rester dans l'antichambre pendant qu'on a introduit les sénateurs dans l'appartement...

« Gomme j'ai eu la sagesse de ne pas faire un celai en me retirant, j'éviterai tout ce qui pourra marquer du mécontement. Je ne serai pas moins courtisan avec le roi de Suéde que je l'ai été jusqu'ici, et je ne donnerai pas à ceux qui lui sont peu affectionnés la satisfaction de constater qu'il pcul y avoir de la mésintelligence entre ce prince et moi (I). »

Il est facile d'apercevoir, par les expressions altrislécs et soigneusement calculées et mesurées de cette longue dépêche, (pie celui qui l'écrit a reçu une blessure cuisante. Il ne se cachait pas, du reste, d'avoir très vivement ressenti ce qu'il considérait comme un affront au représentant de la France. Quelques jours après l'incident de « l'antichambre royale», rencontrant le comte de Scheffer : k Vous pouvez èlre surpris, monsieur, lui disait-il, que je ne vous aie pas parlé hier, lorsque vous m'avez fait l'honneur de venir chez moi, de ce qui s'est passé le 2ï à la cour; je ne le ferai pas même aujourdhui. Je ne veux point du tout faire prendre une tournure ministérielle à cette affaire. Ma cour en décidera. »

Le président de la chancellerie ayant esquissé « un sourire moqueur en guise de réponse » , M. de Vcrgennes ajouta : « Vous pouvez rire, mais de ma vie je ne me suis trouvé

(1) Archives du ministère des affaires étrangères, Suède, 1773, vol. 26'f.

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Malgré cesassurances de réparation, le coupporté à l'annour-

sensible et très douloureux. Sous l'empire de cette blessure le séjour de Stockholm lui devient à 'charge. Son dev r V retient, mais ses forces s'y épuisent : il se s'ent à bout I rc

eTdi , e r C6t état d ' eSpnt ' ~ ™« de d ^~, et d „ge a nouveau ses aspirations vers le poste de Suisse

q- lu. a été presque promis comme récompense de se s '

-ces en Suède, et à titre d'. invalides clivant r xp

s-on du comte de Broglie. Là, enfin, i, se trouvera 7Z

approche de ses intérêts de famille, et ,1 espère, sans nû

doute, qu aucune considération n'empêcherait Mm de Ver

gennes de ly accompagner. Tel est le but de la lettre confi

quelle qu'il fait parvenir au mmistre des ■*£"££

• Stockholm, le 17 février 1773.

- Je serais coupable de la plus noire des ingratitudes Monsieur le duc, s, je ne reconnaissais pas, dans l'fntérét a e' vous daignez prendre à ma santé, les bontés distingua Vousmhonorez.Leprixquervattachenepeutqu- u Lt

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