CHAPITRE XVII
le désir de les mériter et de les justifier par la plus entière résignation à vos volontés.
« Cette disposition, Monsieur le duc, ne saurait être plus sincère et plus inviolable ; elle prévaudra toujours sur les considérations que je pourrais emprunter de l'incompatibilité trop avérée de ce climat avec mon tempérament. Cette cause n'influe pas moins sur le dérangement dont je souffre depuis longtemps, et qui a manqué en dernier lieu de m'étre bien funeste, que le travail trop assidu, les inquiétudes et les tracasseries dont je n'ai pas toujours été exempt. Le germe de ces dernières ne semble pas étouffé. C'est la maladie du pays, et je crains qu'elle ne soit inextinguible. J'évite d'y participer activement, mais avec peu d'espoir d'en être préservé passivement.
« Ce dont je puis vous assurer, Monsieur le duc, c'est que l'humeur ne me gagnera pas et ne prévaudra dans aucune occasion sur ce que vous avez lieu d'attendre de mon application et de mon zèle. Le travail même le plus multiplié ne m'effraye pas. J'en ai contracté depuis si longtemps l'habitude qu'il m'est devenu en quelque sorte un aliment nécessaire ; mais il n'est si bon estomac qui ne s use à la longue et qui ne doive se vouer finalement à la sobriété et au régime. Il faudra bien que j'y vienne, ou plus tôt, ou plus lard.
« J'ai eu l'honneur de vous confier, Monsieur le duc, avant de quitter Paris, le point de vue qui pourrait faire le terme honorable de mes travaux et me procurer un repos qui ne nie dévouerait pas à l'inutilité. Je vous prie de vouloir bien ne pas l'oublier lorsque l'ambassade de Suisse pourra vaquer. En attendant je m'appliquerai à la mériter (1). »
Le poste d'ambassadeurauprès la République helvétique, en raison de sa proximité de la France, a, de tous temps, été particulièrement recherché. M. de Vergennes savait combien son oncle, le comte de Chavigny, avait passé dans ces contrées
(1) Archives du ministère des affaires étrangères, Suède, 1773, vol, 264.
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modestes et caln.es, vers la 6n de sa briUaate carrière de douces et heureuses années. A son tour il avait ca^ét •eve cl n , cr y pratiqucrIos nouyeau é Je
vena.t de mettre à la mo de. . H ^J, IJ^T Maver, trouver un honorable repos sur le'nLt L Jl jou.r paiement du spectacle de la nature que les Al, i y repr 0dlll nt sous tant de for.nes merveilleuse C'est p le tableau des mœurs si mp les et pures qu'il voula. teff cer^souven, des cours orageuses dans Lquelles d W
II souhaitait surtout s'éloigner d'un pays qui ne l'avait ja -- J est vra, beaucoup attiré, et dont" .1 façon Tpen-" seretdesent,,, lui avait sembl , dèg la J £*»
■ auss, opposée que possible à la sienne „ . Pour l'instant le' esenchantement était complet; nous nous refusons a c 'i qu 1 promut un.quen.ent . de l'hu m eur ressentie à f arder h porte de la chambre à coucher du roi „ pendant queîesén tcurs y entraient. 4 ena "
Il était inadmissible que Gustave III mécontentât gratuitement le représentant d'un allié dont plus que jan.ais il av t grand eso.n. Auss. le différend se terminlt-i/facilem Lt " D s les premiers jours de n.ars, le comte de Scheffer avisait mbassadeur de France, en le priant . d'en prendre bo „ -te . , qiI à 1 avemi . . a , org ]p roj ne
les m.n,tres étrangers à son lever, i, , es fera recevoir plo^ maure des cérémonies dans la galerie qui est commune l appartement et à celui de la reine J qui est conti" 2 chambre de ht, et qu'ils entreront les premiers *
« Cet arrangement, ajoute M. de Vergennes, qui fait un corps de tous les m inistres étrangers, est très vantapeuvà
* » ava.ent aucun droit, mais il ne nuit pas à celle dont Pam -sadeur ne peut se relâcher. . Cette satisfaction dW propre paraît avo.r un peu calmé «l'humeur,, du suTp-
(1) Vie publiée et privée du comte de Vergennes.