‹ Le comte de VergennesChapitre 189 sur 237 · CHAPITRE XVIII. 3ir · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII. 3ir

a "s apprécier la sincérité des assurances de ces deux cours. On

peut même ajouter que la présomption est pour eux, étant plus que vraisemblable, par toutes les raisons très bien déduites dans la dépêche de M. de Vergennes, que le roi de Prusse est le premier à exciter la Russie contre la Suède. »

« 22 mai 1773.

i. La dépêche de M. de Vergennes annonce. Sire, qu'il a reçu Tordre d'entamer une négociation dont il ne nous fait pas le détail. Sans doute, Votre Majesté en a connaissance. Je désire fort que le plan en soit bien dirigé et qu'elle remplisse le but qu'on doit avoir de soutenir la nouvelle forme du gouvernement de la Suède; mais j'avoue que je n'ose espérer qu'on y puisse parvenir [par les seuls secours qu'il plairait à Votre Majesté d'accorder au roi de Suède. Je ne saurais supposer qu'ils soient assez, considérables pour en imposer à la Russie.

.. Si les bruits publics sont fondés, cette puissance parait vouloir garder l'expédition en Suède pour la dernière, et réunir cette année toutes ses forces contre l'Empire ottoman. On assure qu'elle s'est arrangée avec la cour de Danemark pour pouvoir disposer de l'escadre que cette dernière vient d'armer, et qu'au moyen de la cession du Sleswig Catherine II pourra l'employer contre les Turcs dans I Archipel. De toutes les tournures fâcheuses que pourraient prendre les affaires, cet événement serait encore le plus défavorable pour la France, puisqu'il nous mettrait vraisemblablement dans le cas de rester spectateurs oisifs de la destruction de notre plus important allié et d'avoir la honte de voir une seconde fois passer une escadre étrangère en la vue de nos côtes et de nos ports sans oser nous opposer à une expédition qui, quoique indirectement, nous porte le coup le plus fatal.

n Que Votre Majesté me pardonne la force des expressions que m'arrache la douleur d'être témoin de pareils évéments. Mais est-U possible de résister au regret de se voir donner la loi sur terre et sur mer à tous les coins de l'Europe?

LE C ° MTE OE V ERGENNES

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M-d'Ai.uillon.Ceau'.lvadeL a ?° nna,SSance d e Mme du s*"]™ > M- le baron de Bon quVj £ ^^ef " " T"" ^ ^ « <^ «« ™,, ce qu'il tenait ^ ^ 6a y ; , ' 0US le8 J° urs des mémoires politiques auss, a Chauveiin, à Compiè fi „ e , ^ JjP* de Narbon'ne Jnfi na,s atout moment à Votre Maje tels mémo' ^ "' ^^ * ^ J e don-

ArçWes du ministère des a tlZ^T? F™ "**»"* «radote. . Le duc d'Aiguiilon ne se trompai" ri? 8 ' <W '°'" / — «-*..) - - ordre d'exil à Buffec comre le comtf d TT'"" ''' 80,li -'a du roi

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