CHAPITRE XX. il
corps soil porté à Suint-Denis dans le plus simple appareil (juc faire se pourra. »
En cela il ne fut que trop obéi. Avant même que son cadavre fût refroidi, les princes et les princesses du sang s'empressaient, suivant 1 étiquette, de porter leurs hommages au nouveau roi et à la nouvelle reine ; puis, deux heures et demie à peine après le décès, Louis XVI, Marie-Antoinette, Monsieur, Madame, le comte et la comtesse d'Artois, Madame Glolilde et Madame Elisabeth désertaient en hàtc Versailles, pour se rendre à Choisy. La cour emmenait avec elle les trois malheureuses filles du feu roi, Mesdames Adélaïde, Victoire et Sophie, déjà victimes de leur filiale abnégation; car, toutes trois, elles allaient être atteintes à leur tour de l'affreuse maladie de leur père, laquelle faillit les emporter. On les relégua au petit château de Choisy, et la cour, de nouveau fuyant le fléau, se retirait à la Muette.
Pendant ce temps, la dépouille mortelle de celui qui avait occupe, pendant près de soixante ans, l'un des premiers troncs du monde, restait au milieu d une vasle solitude, confiée à la garde de quelques Feuillants du monastère de Saint- Bernard, situé près des Tuileries, à Paris. Le roi mort, on avait envoyé quérir d'urgence ces saints religieux : à leur ordre, depuis sa fondation, appartenait le triste privilège de prier, pendant les veillées funèbres, auprès des rois de France jusqu'au moment de leur transport à Samt-Dcnis.
La levée du corps eut heu le 12, à la brune, vers sept heures du soir. Le cortège se composait uniquement de trois carrosses et d'une cinquantaine de gardes du corps, auxquels s étaient joints des gens de livrée. Dans l'une des voitures se trouvait lévêque de Senlis, à raison de sa charge de premier aumônier. Le clergé des deux paroisses de Notre-Dame et de Saint-Louis, et un certain nombre de Récollets du couvent de Versailles marchèrent derrière jusqu à la place d'Armes; et ce fut tout (1).
(1) Dans une lettre du 20 juillet 1774, adressée au roi de Suède, la comtesse de Boufflers tout en commettant quelques erreurs de détait, s'exprime
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Arrive a la basilique, le cercueil fut simplement déposé dans le caveau mortuaire et n'en sortit plus, même pour la cérémonie des obsèques solennelles, qui eut lieu le 27 juillet autour d un somptueux mausolée vide (/). Mais, à deux pas
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Dies calamitalis et miseriœ Dies tenebrarum et caliginis
Dies tiebulœ et turbinis. »
• Au milieu de ce triste appareil s'élevait un monument consacré à l'éter
Lo s ï e e 7 e r n e t T gra " d ' J* h ™> «* P-i-—t et très excellent prince
le B.en-A.me, ,o, de France et de Navarre. Cet édifice, dont L plan