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CHAPITRE XX

suivre plus promptement les mouvements de notre cœur, et nous nous occupons déjà des moyens de les réduire à des bornes convenables.

«De tels sacrifices ne nous coûteront rien, dès qu'ils pourront tourner au soulagement de nos sujets; leur bonheur sera notre gloire, et le bien que nous pourrons leur faire sera la plus douce récompense de nos soins et de nos travaux.

«Voulant que cet édit, le premier émané de notre autorité, porte l'empreinte de ces dispositions et soit comme le gage de nos intentions, nous nous proposons de dispenser nos sujets du droit qui nous est dû à cause de notre avènement à la couronne; c'est assez pour eux d'avoir à regretter un roi plein de bonté, éclairé par l'expérience d'un long règne, respecté dans l'Europe par sa modération, son amour pour la paix et sa fidélité dans les traités. »

La gestion financière des derniers ministres de Louis XV étant de la sorte constatée et épurée, leur retraite s'imposait. Le 9 juin, le duc d'Aiguillon, qui dirigeait le département des affaires étrangères et aussi, depuis quelques mois, celui de la guerre, déposait sa démission, qui fut aussitôt acceptée (1), et, le jour même, il était remplacé dans ces deux charges. Que, pour ces emplois d'une si haute importance, les choix faits par Louis XVI lui aient été inspirés, comme

(1) La démission, ou, pour employer l'expression vraie, la disgrâce du duc d'Aiguillon ne pouvait manquer de causer un émoi profond en Suède, à la cour surtout, où l'on avait pour lui une vive gratitude de ce qu'il avait fait pour favoriser l'exécution de la Révolution.

Gustave III tient à lui exprimer tous ses regrets; il lui écrit :

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« Mon cousin,

« Après la mort du feu roi, rien ne pouvait m'ètre plus sensible que ce qui vient de vous arriver. Mon tendre attachement pour sa mémoire, attachement qui ne passera jamais de mon cœur, suffirait pour m'inspirer ces sentiments. Ils sont bien augmentés, lorsque je me rappelle toutes les preuves que j ai reçues de vos sentiments pour moi durant le cours d'une administration pendant laquelle vous avez su pourvoir également à la gloire de votre maître et à la sûreté de ses alliés.

« Je souhaite que vous jouissiez longtemps de l'honneur que vous y avez acquis par des travaux si utiles à votre patrie et à tant d'autres nations. Vous pouvez bien compter que je n'en perdrai jamais le souvenir et que je me ferai

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que vous le trouviez partout. Qui £tZT, V^^™ " * ' 0O »» ite de la plus grande intégrité, on trouve Te Z 1. ^ " ^ h °"" lle C '" e sure pour tout eequi L-rde la .Z„ iHV 1 T '" SO, -"' è '- Cela -6 ras- <le me conserver toujours quel Z d ^ ** Votrel ^"ence. Je la supplie des sentiments de la pl us ' 'JE iÎZl"" "T'î " d ' ètre b ' en «é

avec lequel je suis, etc ™™derat,o„ et de l'attachement inviolal.le

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