‹ Le comte de VergennesChapitre 34 sur 237 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

très cher et très amé bon frère, cousin, allié et confédéré, « Notre premier soin, à l'avènement de Votre Majesté au trône de Suède, est de lui donner de nouvelles marques de notre amitié; et nous ne croyons pouvoir le faire plus convenablement qu'en chargeant le comte de Vergcnnes de se rendre à Stockholm pour résider en qualité de notre ambassadeur auprès de Votre Majesté. La connaissance que nous avons de ses talents et de son zèle pour notre service, ne nous laisse aucun doute qu'il ne remplisse ce ministère à notre satisfaction et à celle de Votre Majesté.

« Nous ne lui ordonnons rien plus expressément que de s'appliquer à fortifier et à perpétuer , entre nous et Votre Majesté, la plus parfaite intelligence. Nous sommes bien persuadé que Votre Majesté accordera une créance entière à tout ce qu'il lui dira de notre part, et spécialement lorsqu'il lui parlera de la sincérité de nos sentiments pour elle et de l'intérêt que nous prendrons toujours à votre bonheur et à la prospérité de vos Etats.

« Sur ce, nous prions Dieu qu'il vous ait, très haut, très excellent et très puissant prince, notre très cher et très amé bon frère, cousin, allié et confédéré, en sa sainte et digne garde.

« Votre bon frère, cousin, allié et confédéré,

« Louis.

« Phélippeaux (I).

« Ecrit à Versailles le 5 mai 1771.

Muni de ces différents viatiques, le comte de Vcrgennes se mit, le 11 mai, en route pour Stockholm.

(1) Archives du ministère des affaires étrangères, Suède, 1771, vol. 250.

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