III. — LA VIE BRRANTB
La Révolution vint briser d'un même coup sa chsdne et sa vie. Elle lui ouvrit Thorizon, mais ce fut en faisant à son cœur d'irréparables blessures. Il allait voir de grandes choses et, à défaut de grands hommes, des hommes effrayants.
Suivant d'un œil attentif, avec toute l'Europe, le spectacle qu'offrit notre pays dès la première annonce des États généraux, il ne se trompa pas un instant sur l'esprit de la Révolution. Non que tout lui parût être pour le mieux dans le monde qu'elle allait bouleverser, ni que les pentes de son esprit fussent pour le pouvoir arbitraire. « Ses opinions», dit le comte Rodolphe, « étaient pour ces libertés justes et honnêtes qui empêchent les peuples d'en souhaiter de coupables. » Et il ne manqua pas de bonnes âmes pour le représentera la cour «comme un homme enclin à des nouveautés dangereuses. » On le soupçonna même (et pourquoi pas T) de jaco^ binisme^ ce qui est bien une des plus plaisantes alliances de mots qu'on puisse imaginer. Mais son esprit clairvoyant avait discerné du premier coup, dans le mouvement qui emportait la France, deux caractères incompatibles avec tout progrès régulier et toute liberté raisonnable : la révolte universelle contre toute autorité , à commencer par celle de Dieu ; la prétention chimérique de refaire de toutes
pièces, sur un type abstrait, au moyen d'une constitution écrite, Thomme et la société.
Les événements ne tardèrent pas à lui donner raison. Sa correspondance avec son noble et chevaleresque ami, le marquis Costa de Beauregard, porte la trace de ses indignations généreuses à la nouvelle des attentats révolutionnaires qui datent, on l'oublie trop, non de 1793 ou de 1792, mais de 1789, et donnent ainsi le ton à toute cette lugubre histoire (1). Mais, en homme qui déjà voyait de haut et de loin, il disait : « Les massacres, les pillages, l'incendie, ne sont rien ; il ne faut que peu d'années pour guérir tout cela. Mais l'esprit public vicié, la France pourrie, voilà l'ouvrage de ces messieurs. Et ce qu'il y a de déplorable, c'est que le mal est contagieux, et notre pauvre Chambéry déjà bien taré (2). »
Il l'était, en eflfet. La Savoie, travaillée par la propagande révolutionnaire, et gagnée avant d'être envahie, se livra presque sans résistance aux armées républicaines. Dès que son annexion à la France fut prononcée, n'hésitant point entre les intérêts de sa fortune et la fidélité à son roi, il se retira en Piémont avec sa famille. Ce fut dans sa vie
1) C'est dans le beau livre de M. le marquis Costa de Beauregard, Un Homme d'autrefois, que l'on peut suivre cet échange d'idées entre les deux amis. Le marquis Costa, comme beaucoup d'âmes généreuses de ce temps, se laissa un moment séduire par la physionomie sentimentale de la Révolution. Les iUusions du spectateur tombèrent bientôt avec le masque des acteurs.
2) Un Hov/vme â^ autrefois ^ p. 97.
un moment solennel ;il le racontait lui-même, quinze ans après, dans une lettre au comte Deodati : « Lorsque je passai les Alpes en 1792, pour suivre la fortune du roi, je dis à la compagne âdéle de toutes mes vicissitudes, bonnes ou mauvaises, à côté d'un rocher que je vois encore d'ici : « Ma chère amie, le pas que nous faisons aujourd'hui est irrévo^ cable; il décide denotre sort pour la vie (1). »
Bientôt, un décret de V Assemblée allobroge en- 1 oignit à tous les émigrés, hommes, femmes ou enfants, de rentrer en Savoie avant le 25 janvier 1793, sous peine de la confiscation de leurs biens. Quoique le roi eût permis cette démarche à tous les nobles non militaires, le comte de Maistre était résolu à ne s'y point abaisser. Mais la jeune comtesse voulait sauver le patrimoine de ses enfants. Profitant d'une absence de son mari, elle partit d'Aoste le 5 janvier, traversa à dos de mulet le Grand Saint-Bernard avec ses deux enfants qu'un troisième allait bientôt suivre, et arriva à Chambéry. De retour à Aoste, son mari courut aussitôt sur sa trace avec une angoisse mortelle, et la rejoignit dans la ville révolutionnée. Ce fut dans ces circonstances douloureuses, et au milieu des brutalités républicaines d'une visite domiciliaire, que naquit Constance, sa seconde fille (2) .
1) Lettre quarante-huitième^ ^ juiUet 1807.
2) Cette enfant, qui devait tenir une si grande place dans le cœur et dans la correspondance de Joseph de Maistre, l'aima de loin aTec une incroyable tendresse, puis (ce sont ses termes
22 CHAPITRE PREMIEB
Le comte, sans avoir un instant fléchi devant les exigences révolutionnaires , partit bientôt après pour Lausanne, chargé d'une mission confidentielle de son gouvernement. Madame de Maistre, dés qu'elle put supporter les fatigues du voyage, vint le rejoindre avec Rodolphe et Adèle. L'enfant au berceau fut laissée près de sa grand'mére ; plus de vingt ans devaient s'écouler avant qu'elle connût le visage de son père.
mêmes) se donna à lui dès Vinstant qu^elle le vit. EUe devint son secrétaire et presque sa collaboratrice. Et quand mourut ce père oc qui était sa gloire, sa joie et comme sa divinité terrestre, » tout sembla s'éteindre en elle. Quelques semaines plus tard, elle écrivait^ en réponse à une lettre de condoléance : « 11 me faut de la peine pour prendre une plume qui ne doit plus être consacrée à son usage. Depuis plus de huit mois que sa santé déclinait visiblement, je ne pouvais me résoudre à le quitter un seul moment de la journée ; je lisais, j'écrivais, je pensais pour lui; j'étais devenue son bras, et même sa mémoire à l'égard des choses usuelles et communes qui ne pouvaient trouver place dans cette grande tête. Rien ne me paraissait impossible quand il s'agissait de le soulager en quelque chose, et l'envie de lui être utile doublait toutes mes facultés. Maintenant je ne sais plus que faire de tout ce que j'employais à son usage. L'âme de mon existence m'est ôtée. »
Constance de Maistre devint,en 1833, duchesse de Laval-Montmorency, et a vécu jusqu'à l'âge de 89 ans, conservant jusqu'à son dernier jour (2 avril 1882, dimanche des Rameaux) tout le charme de son esprit, la fraîcheur de ses souvenirs et la généreuse bonté de son cœur. Par tous ces dons, par sa haute vertu, ][)ar son chevaleresque dévouement à l'Église, ajoutons par son grand amour pour la France, elle fut bien la digne fille de son père. Ce serait grand dommage qu'une notice étendue, qui ferait un aimable complément aux œuvres paternelles, ne perpétuât pas le souvenir de cette <x femme d'autrefois, » comme on l'a si bien appelée dès le lendemain de sa mort.
LA YIX 23
Ce fut pendant son séjour à Lausanne que celuici composa son « discours à la marquise Costa de Beauregard^ » sur la mort de son fils Eugène, noble enfant qui mourut comme un saint, des suites d'une blessure qu'il avait reçue en combattant comme un héros pour son prince et pour son pays. L'œuvre est belle, très travaillée, trop travaillée, à mon sens, pour que l'émotion n'y perde pas quelque chose ; j'y trouve surtout un peu trop de cette déclamation et de cette sentimentalité que Rousseau avait mises à la mode, et qui passaient alors pour le beau style. Ces défauts-là sont fort éloignés de la manière du comte de Maistre ; et je dirais que ce discours ne l'annonce pas encore, si je n'y trouvais quelques paragraphes où la signature de sa haute pensée et de son grand style est déjà reconnaissable. Mais, ce qui vaut mieux que le discours, le comte de Maistre fut la providence fraternelle de la pauvre mère qui, fugitive aussi à Lausanne, n'eut, après Dieu, que sa parfaite amitié pour l'aider à porter son inconsolable douleur, pendant qu'un devoir supérieur à toutes les tendresses retenait son mari sur les champs de bataille où l'enfant bien-aimé venait de succomber.
Deux ans après, Joseph de Maistre, encore habitant la Suisse, publiait ses Considérations sur la France^ explosion soudaine d'un génie qui, du prer mier coup, se révélait par un chef-d'œuvre. Ce n'était, semblait-il, qu'une brochure de circonstance, destinée à favoriser le vif mouvement de réaction
royaliste qui se produisait en France depuis la fin de la Convention. Le coup d'Etat de fructidor, en arrêtant ce mouvement par des procédés dignes de la Terreur, semblait devoir tuer le livre à sa naissance ; et il en arrêta, en effet, l'action immédiate. Mais cette œuvre puissante dépassait infiniment par sa portée les incidents qui en avaient amené la publication, et l'avenir lui réservait une influence sociale supérieure à l'effet politique que le parti royaliste avait eu le droit d'en attendre à jour fixe.
Sa mission accomplie, Joseph de Maistre ramena sa famille à Turin, en 1797. Mais, à la fin de l'année suivante, il fallut se retirer une seconde fois devant l'invasion française. Les fugitifs trouvèrent place, avec d'autres émigrés, sur une barque de commerce qui descendait le Pô ; et ce fut à travers des difficultés infinies, par un froid horrible, et sous la menace des coups de fusil des sentinelles françaises et autrichiennes postées sur les deux rives, qu'on arriva enfin à Venise.
Les conditions de la vie matérielle, pendant les quatre années de cette émigration, furent très dures pour la famille de Maistre. Une des dernières lettres écrites par Constance, duchesse de Laval-Montmorency, nous introduit dans le sanctuaire de cette pauvreté fière. « Mon père, ma mère, mon frère, ma sœur ont vécu quatre ans, en état d'émigration, d'une petite somme de trois mille francs sauvée de la confiscationjacobine. Ma mère faisait la cuisine, ma sœur balayait, mon frère portait un petit panier
de charbon pour le pot-au-feu journalier ; toute cette stricte économie aân de ne pas faire d'emprunt. Ma mère en était à son dernier louis lorsque mon père fut appelé en Sardaigne (1). »
Les succès de Souwaroflf semblèrent -bieùtôt rouvrir au roi le chemin de Turin. Mais l'Autriche était, à ce moment, plus disposée à garder la conquête des armes russes qu'à la rendre au prince dépossédé; et Joseph de Maistre, qui venait se mettre à la disposition de son souverain dans la capitale, ne l'y trouva pas. Il reçut de lui l'ordre de se rendre dans l'île de Sardaigne avec le poste de régent delà chancellerie, qui le plaçait à la tête de la magistrature insulaire. Il y laissa d'excellents souvenirs de son administration, mais je dois avouer que ce fut sans nulle réciprocité. On a publié deux lettres ^e lui fort vives et fort pittoresques, où il trace du pays et de ceux qui l'habitent un portrait qu'il dit flatté^ et qui cependant n'est pas flatteur (2).
lY. — JOSEPH DE MAISTRE EN RUSSIE
Un nouveau déplacement aUait le axer à un poste presque définitif et le priver, pour quinze ans, des joies de la vie de famille. En 1802, le roi de Sar-
1) Cette lettre a été publiée dans plusieurs journaux après la mort de M™« la duchesse de Laval.
2) Albert Blanc, Correspondance diplomatiqiie du comte de Maistre,
daigne le nomma son ministre plénipotentiaire à Saint-Pétersbourg . Résolu à ne refuser aucun service à la cause de son prince, U n'hésita point à accepter, malgré la douloureuse séparation à laquelle il fallait se résigner ; il ne pouvait exposer sa femme et ses filles aux rigueurs du climat du Nord, et, d'ailleurs, le mince traitement attaché à sa fonction ne lui eût pas permis de les faire vivre dans une des plus dispendieuses résidences de l'Eui'ope. Il y vécut seul, dans un^ pauvreté cruelle, aggravée encore par son contraste avec le luxe de la haute société russe et des autres ambassades. Mais il s'y fit bien, vite, à la cour et auprès du czar Alexandre, une place à part qu'il devait tout entière à la hauteur de son caractère et à l'éclat de son génie ; c'est un beau spectacle de voir ce représentant d'un souverain qui était presque un roi in partibus tenir partout, malgré sa gêne et sa misère, un rang à rendre jaloux les ambassadeurs des plus grandes puissances, et servir par son caractère la cause de la maison de Savoie, auprès de son puissant protecteur, plus efficacement qu'il ne l'eût pu faire avec beaucoup d'or et beaucoup d'intrigues. Alexandre, qui se connaissait en gens de mérite et aimait les gens de cœur, lui donna deux marques précieuses d'une faveur fondée, tout entière sur l'estime : il fixa à Pétersbourg son frère, le comte Xavier, par un poste honorable ; et il attacha à son service, comme officier au régiment des chevaliers-gardes, le jeune Rodolphe, qui était venu rejoindre son
père pour échapper à la conscription française.
Saint-Pétersbourg lui fut pendant dix ans un admirable observatoire pour voir passer l'empire de Napoléon, tous ses éblouissements, toutes ses ivresses, toutes ses audaces^ toutes ses folies, tous ses attentats, finalement tousses désastres. Ce qu'il pensa de cette incarnation couronnée de la Révolution, nous le verrons plus tard. Ce qu'il souflFrit loin des siens, et comment il fit son métier de père auprès de son fils présent et de ses filles absentes, sa correspondance nous le dira en des pages charmantes. Ce qu'y furent ses amitiés, la Vie de Jlf"' Swetchine l'a raconté en détail. Ce qu'il pensa de la Russie elle-même qu'il étudia de très près sans savoir le russe, ce qu'il augura de cette société raffinée et barbare, superstitieuse et incrédule, exaltée et sceptique, prodigieusement soumise à ses maîtres (à condition de les assassiner quelquefois) et prodigieusement travaillée par des ferments révolutionnaires, quels moyens il vit et proposa de la défendre contre ses périls intérieurs, c'est ici le lieu de le dire.
Le projet de faire un livre sur la Russie avait plus d'une fois traversé son esprit. « On n'a encore rien écrit sur elle avec amour », disait-Q, entendant par amour celui qui dit courageusement la vérité à ce qu'il aime, non pour l'humilier, mais pour l'instruire. Il se gardait bien en effet de prendre pour amis de la Russie les flatteurs sans scrupule qui, à la suite de Voltaire, avaient encensé Catherine II
comme une sorte de déesse philosophique, recommandable surtout par son libre penser, par son libre agir, et par ses attentats sur la Pologne catholique. Pour lui, il aimait véritablement la Russie; il y avait trouvé un accueil honorable et quelques amitiés précieuses ; il l'avait vue personnifiée dans un souverain plein de séduction, animé de sentiments presque chevaleresques, et qu'on pouvait prendre pour un grand homme; il avait assisté à son gigantesque et victorieux effort de résistance contre la toute-puissance française; il la voyait tenir la tête de la réaction européenne contre la Révolution. D'un autre côté, il jugeait avec sévérité le système de civilisation à outrance que Pierre le Grand lui avait imposé avec des procédés barbares ; il avait peu de confiance dans les fruits de serre chaude produits par cette culture artificielle , les voyant piqués par le ver de la science incrédule; et il discernait dans une société si jeune quelques-uns des vices qui caractérisent les peuples en décadence.
« Ce que vous avez de bon est évident », écrivait-il au prince Koslowski, ambassadeur russe à Turin. « Vous êtes bons, humains, hospitaliers, spirituels, intrépides, entreprenants, heureux imitateurs, nullement pédants, etc. A ce beau corps sont attachées deux fistules qui l'appauvrissent : l'instabilité et l'infidélité. Tout change chez vous, les lois comme les rubans, les opinions comme les gilets, les systèmes de tout genre comme les modes ;
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on vend sa maison comme son cheval; rien n'est constant que l'inconstance ; rien n'est respecté, parce que rien n'est ancien; voilà le premier mal. Le second n'est pas moins grave ; je ne sais quel esprit de mauvaise foi et de tromperie circule dans les veines de l'État. Le vol de brigandage est plus rare chez vous qu'ailleurs ; mais le vol d'infidélité y est en permanence. Achetez un diamant, il y a une paille ; achetez une allumettte, le soufre y manque. Cet esprit, parcourant du haut en bas les canaux de l'administration, fait des ravages immenses (1). > Il n'était pas moins frappé d'un certain état de dissolution intellectuelle qui, combinant, dans l'esprit des hautes classes et dans l'enseignement public , l'incrédulité française du xviii' siècle avec les prétentions de la métaphysique allemande et les aspirations d'un mysticisme malsain, lui semblait préparer des générations totalement imbues de l'esprit révolutionnaire. Villuminisme russe, qu'il avait profondément étudié, était, à son avis, un danger très pressant pour l'Empire. Par sa religiosité^ il attirait les âmes généreuses qui n'avaient pas, pour les maintenir, le lest d'une foi positive très ferme ; ce fut, onle sait, le cas d'Alexandre lui-même, dont l'esprit exalté et mobile se laissa aisément gagner aux rêveries de M"' de Krudener. Par sa haine de toute autorité doctrinale et de toute hiérarchie ecclésiastique, il aboutissait finalement à l'anarchie et à la négation, à ce que l'on
1) Lettre cent-septième, 12 octobre 1815.
appelle aujourd'hui en Russie le nihilisme^ à ce que le comte de Maistre, par un barbarisme vraiment prophétique, appelait le rienisme (1).
Contre ce péril, l'Eglise officielle ne pouvait rien, son sacerdoce étant universellement méprisé. « Le clergé russe n'a point d'existence, point de force, point de considération ; il ne sait rien, il ne dit rien, il ne peut rien (2). Je ne vois pas de différence entre un pope russe et un tuyau d'orgue; tous deux chantent, mais c'est tout (3). >
A ces maux, quel remède? contre ces périls, quelle sauvegarde? Il le savait bien, et il eut le courage de le dire. Il y a là tout un ensemble d'idées qui fut pensé en Russie et pour la Russie, mais qui dépasse de beaucoup les frontières de ce vaste empire. Il y a là aussi un incident extrêmement curieux, qui est tout à la fois un chapitre de l'histoire du comte de Maistre, un chapitre de l'histoire de la Russie, et un chapitre de l'histoire de la Compagnie de Jésus. Il est impossible de le raconter sans nous enquérir d'abord de ce qu'il pensait des Jésuites.]
1) a On tolère en Russie le protestantisme, le socinianisme, le rascolnisme, rillominisme, le judaïsme, le mahométisme, le lamaïsme, le paganisme, le rienisme même, si Ton veut » (Lettre cent trente-unième, à S. Em. le cardinal Severoli, 1816.)
2) Lettre cent quinzième, àM°^« la comtesse de P..., à Vienne, 20 janvier 1816.
3) Lettre cent dix-septième au prince Koslowski, 2 février
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