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Or OXFORD n/ 9 R h-l.
reuses les grandes nations européennes, la France en particulier sua si bona norit — d'y avoir trouvé une autorité qui n'était point la tyrannie, une obéissance qui n'était point la servitude, une stabilité qui n'était point l'inertie, tous les germes d'une liberté qui n'eût point été la licence si la Révolution n'était venue les corrompre.
servit à merveUIe, en cette rencontre, le dessein révolutionnaire.
L'avenir devait effacer, par la loi de Tindeinnité des émigrés, un troisième grief du comte dé Maistre contre la Charte de 1814. Mais il en devait trop justifier un quatrième qui ressort de toute sa doctrine : le régime constitutionnel n'allait pas tarder à dériver vers le régime parlementaire ; les assemblées allaient absorber, puis briser le pouvoir royal qui avait généreusement appelé leur collaboration ; la Chambre haute allait êtr^ annulée par l'assemblée élective.
Ce fut d'ailleurs la faute des hommes encore plus que de l'institution^ Et c'est- une merveille que la Restauration, minée par une conspiration permanente, ait pu, pendant sa trop court^ durée, donner à la France tant de prospérité et tant de grandeur.
Admirez ici la sagesse du comte de Maistre et son généreux esprit de discipline . 11 connaît tous les défauts de la Charte de 1814, et lui en prête même plus qu'elle n'en a. Et cependant il écrit à M. de Biacas : a Je n'en combattrais pas nçioins pou^ elle jusqu'à la mort, si j'avais l'honneur de si,éger dans l'une ou l'autre de vos deux Chambres, quoique je sois très certain qu'elle ne peut durer, parce qu'une chose peut être très bonne aujourd'hui quoiqu'elle ne doive plus l'être dans' cinquanto ans ou demain, et parce qu'il n'y a dans ce moment d'autre loi, d'autre salut, d'autre constitution que de marcheir avec le roi, dût-il même se tromper en quelque chose. »