‹ Le comte Joseph de Maistre: sa vie, ses écrits, ses doctrinesChapitre 7 sur 31 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

affiche avec une impudente franchise, non'; plus seulement par des projets, mais par un ensemble de lois, sa haine contre l'Église, contre le christianisme contre toute foi religieuse, contre toute idée morale. La lumière est faite partout, et la lutte pour la vie est engagée sur toute la ligne dans des conditions qui rendent la neutralité impossible.

Même aux époques où le parti légitimiste passait, aux yeux des gens à courte vue, pour un parti qui s'en va, il n'y avait pas un homme de gouvernement qui ne fût implicitemeilt légitimiste ; car il n'y en avait pas un qui ne comprît la nécessité de combattre l'esprit révolutionnaire et de fortifier le principe d'autorité en lui donnant une base religieuse. Quelle a été, par exemple, la constante préoccupation des vrais hommes d'Etat qui ont servi la monarchie de juillet, de Casimir Périer, du duc V. de Broglie, de Mole, de Guizot, sinon d'arrêter la Révolution et de réagir contre les conséquences du principe qui, après avoir été l'origine du nouveau pouvoir, en était aussitôt devenu le péril ? Quelle a été, depuis le coup d'État de décembre jusqu'à la guerre d'Italie, la grande force du second Empire, sinon d'un côté sa vigueur contre la Révolution armée, de l'autre sa résolution apparente de respecter la liberté de TÉglise et de seconder son action? et quel a été l'effort de ses plus clairvoyants amis, sinon de le maintenir dans cette

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