PREFACE XIII
voie bientôt abandonnée, ou de l'arrêter du moins sur la pente opposée ? Au fond, de même que le protestantisme ne subsiste encore que grâce à ce qui lui reste de vérités catholiques, de même les gouvernements de provenance révolutionnaire n'ont duré quelque temps que grâce à de larges emprunts aux principes de la légitimité; ils n'ont fait quelque chose qu'entre les mains d'hommes qui, ne pouvant mettre ces principes à la racine du pouvoir, essayaient du moins de les appliquer en pratique.
Ces gouvernements ne sont plus et ne peuvent renaître ; le Roi de France n'a pas, grâce à Dieu, et n'aura pas de compétiteur dans la maison de France; et l'Empire n'est plus désormais qu'une variété de la Révolution antichrétienne. Les conservateurs que des causes diverses avaient rattachés à ces divers régimes n'ont donc plus rien qui les enchaîne, rien qui les empêche de voir le droit où il est, de suivre sur son vrai et solide terrain la direction que leur sagesse politique leur inspirait déjà dans des conditions qu'ils sentaient défectueuses, de venir occuper leur poste de combat dans les rangs ouverts de ce grand parti royaliste qui est désormais la seule armée debout en face de la Révolution démasquée.