‹ Le comte LucanorChapitre 47 sur 64 · QUE LE MOINDRE SOUPÇON S' ATTACHE A TA CONDUFTE · texte numérisé non relu

QUE LE MOINDRE SOUPÇON S' ATTACHE A TA CONDUFTE

J'ai hésité à traduire ce chapitre; mais toute reflexion faite, il m'a paru qu'en le sacrifiant à la délicatesse du goût (ran*

çais, j'enlèverais à la philosophie espagnole du xiv* siècle un des traits qui caractérisent le mieux sa naïveté. Après tout^ la moralité est d'une pureté incontestable^ et si Tcxemple renferme quelques détails qui nous répugnent, nous ne pouvons l'imputer qu'à la simplicité d'un langage trop naturel; ce n*est pas de rindccence, c'est de l'innocence; les ordures qui salissent la poésie de Juan Ruiz de Ilita et la prose de Rabelais doivent nous trouver plus sévères, car ce sont de véritables attentats aux mœurs, commis avec les deux circonstances aggravantes de discernement et préméditation. — Don Juan Manuel à écrit ici sur le danger des fausses apparences une de ses meilleures pages.

EXEMPLE XLVn.

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