LA PROPOSITION BARTHELEMY
Fureur de Decazes. Dans un violent discour^i, il invecUva la chambre et repoussa de loule la force de -ses convictions, <i comme pair et comme ministre, une proposition qu'il regardait comme la plus funeste qui ftàt sortiede cette enceinte »>. Cette séance orageuse eut un effet prodigieux dans Paris,
En face de la réunion cardinaliste se dressait la réunion Marbois, composée de quelques pairs favorables au ministère. » J'apprends, dit M. Mole, qu'elle a offert le tableau d'un club révolutionnaire. La minorité veut s'inscrire tout entière pour parler contre la proposition Barihélemy, afin que ses noms soient connus du public et ceux de la majorité désignés à la proscription. »
Le ministère se jette dès lors dans les bras d-es indépendants, qui lui conseillent l^s partis les plus violents. La mêlée devient générale. M. Mole sert de liaison entre les pairs et les députés; de chez le cardinal il va conférer avec Laine, « qui a la faiblesse de ne pas oser refuser une invitation à dîner chez Decazes à l'occasion d'une noce bordelaise, en est pourtant honteux, et parait d'ailleurs fort décidé à se montrer dans la chambre >».
Dijis son numéro du mardi 25 février, le Journal du Commerce fit paraître un article « effrontément mensonger et in-ultant » pour Barthélémy cl la chambre des pairs. Le journal fut suspendu, mais pour pdlier vis-à-vis des gauches le mauvais effet de cette mesure de rigueur, les ministres répandirent le bruit que les choses allaient sûrement s'arranger et que Barthélémy retirerait sa proposition.
L'émoi causé par le violent article du Journal du Commerce n'arrête pas la vie mondaine; M. Mole dine en ville avec M"»^ de Broglie et M""® de XX.., « L'4dé*3