LA PROPOSITION BARTHELEMY. J2I
leur vient, écrit-il, de se masquer et de se joindre furtivement à la mascarade qui doil aller le soir chez jyjme j(3 Morteuiart. Je fais ailroitement ce que je puis pour les en détourner. » 11 faut croire qu'il ne sut pas les convaincre, car elles y allèrent quand mêm^, et M""^ de XX... y fut, bien malgré lui, « tout imprud.'nte». Le lendemain matin il reçut un billet où elle s'expliquait sur la soirée de la veille. Il lui répondit froidement et de manière à amener doucement une rupture qu'il souhaitait, puis s'empressa de tout confier à M""^ de X..., qu'il avait quittée sans retour en 18 lo et qui lui restait néanmoins attachée, « seule et véritable amie, écrit-il. Sa >ituation en tout semblable à la mie[ine. Singulière destinée. »
Les libéraux, craignant de perdre la majorité à la chambre des députés, poussaient les ministres à un coup de force. Ceux-ci hésitaient entre deux partis, une promotion de pairs, ou la dissolution de la chambre. La rente se mit à baiss^er. L'idée vint à M. Mole d'une conféreui-e entre M. Laine, quelques députés et la réunion cardinuliste, et l'on décida de se réunir le lundi suivant 1"" mars. Entre temps, et comme prélude, il invita à diner chez lui quelques amis politiques avec huit pairs cardinalistes. Tous furent d'accord pour s'unir contre lesministres. L'abbé de Monlesqtjiou, seul, voulait encore maicher avec eux. « Faiblesse de son esprit et de son caractère. Abbé féminin. »
Nombreux étaient côux qui voulaient voir M. Mole former un minisière. De toutes parts, on lui faisait demander s'il avait une combinaison prête à prendre le pouvoir au cas oii le général Dessolle se retirerait. Il répondait uniformément qu'il refuserait la présidence du conseil et ne rentrerait dans le minis-