LE MINISTÈRE DESSOLLE ET L EUROPE
Elle m'expliqua ensuite le billet que je reçus d'elle et les reproches qu'il renfermait, par une ruse innocente à laquelle elle aurait eu recours pour prévenir les effets de mon désespoir et me donner le change de peur que je ne fisse quelque esclandre... * Elle fit d'ailleurs tout ce qu'elle put pour que je revinsse à elle. Je fus inflexible, tout en la recevant d'ailleurs et en lui répondant avec douceur.
« Mardi 31 mars. — Lettre, que je lui écris à mon réveil pour lui prouver que je n'ai pas été dupe de son récit de la veille. Seconde entrevue. Elle ne peut s'empêcher d'avouer que j'ai à peu près tout deviné. Ses larmes, son découragement, façon remarquable dont elle me parle d'elle et de son avenir. Cœur de femme. . . Nous nous séparons, elle me demandant indulgence et amitié, moi les lui promettant. Elle cherche encore à m'entraîner et ne le peut, n
Malgré la victoire qu'ils avaient remportée sur la chambre des pairs, ou peut-être à cause d'elle, les ministres étaient inquiets. Ils se voyaient prisonniers de l'exlrême-gauche, et dans l'alternative soit de s'en aller, soit de la suivre malgré eux dans sa politique anti-dynastique. La plus grande incertitude régnait dans leurs projets et ils pensaient à clore la session le 1®' juin, à en ouvrir une autre le 15 août et à procéder, <lans l'intervalle, au renouvellement du cinquième. Un autre sujet d'inquiétude pour eux fut l'arrivée à Paris de lord Witworth et du chevalier Bloomfield.
Les cabinets européens étaient en effet d'autant plus