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adressa une complainte longue et passionnée. M. Mole lui répondit « avec douleur qu'ils ne devaient plus songer à se retrouver ». Excédé de la politique, le cœur désemparé, malade, il ne put néanmoins se défendre contre une certaine émotion. « L'excellente i\l™« deX..., seule, me touche, écrit-il; le reste m'importune. Mon àme et mon corps malades aspirent bien plus à se reposer dans des sentiments graves, tels que les religieux. »
Il résolut d'aller chercher quelques jours de calme et de repos moral auprès de sa mère, à son couvent de Vannes. Il partit pour cette ville, souffrant et avec do sombres pressentiments. « Sécheresse et brusquerie de ma femme à mon départ », note-t-il. Ses s(»uffrances l'obligèrent à rebrousser chemin. « Triste voyage, continue-t-il, je reviens de soixante lieues à Paris, le cœur déchiré de n'avoir pu embrasser ma mère. J'apprends à mon retour qu'elle est malade. Froideur de M"^ Mole en me revoyant. »
Une autre contrariété l'attendait. Pendant sa courte absence, Germain avait proposé dans la réunion ministérielle d'admettre un membre de l'opposition dans chaque commission. Barante et Frédéric d'Houdetot l'appuyèrent ainsi que les nouveaux pairs, mais Lamoignon, Maison et Choiseul s'y opposèrent avec fureur, disant que cela cachait de la part des premiers l'intention de rappeler M. Mole aux affaires. « Choiseul, quel ingrat! »
Une visite de Guvier vint le tirer de ses tristes réflexions. Il lui raconta avoir vu « l'acte par lequel la république de Florence bannit en 1629 les Bonaparte nobles et patriciens. Un Bonaparte possédait et habitait encore un magnifique palais à San Miniato lors de l'avènement du premier consul. Les gouvernements