Voir appendice, p. i
2. M. Mole reçut à cette occasion la lettre suivante du duc do Richelieu :
Borne, le 1" juillet 1819.
« Je viens de lire dans une gazette que vous ave» parlé à la chambndes pairs, ce qui me prouve que vous existez, que vous allez et venez et que par conséquent vous n'êtes pas malade; je m'en réjouis de tout mon cœur, mais j'eusse encore mieux aimé l'apprendre par vous que par la gazette. Malgré ce petit reproche, je suis sûr que vous me conservez toujours un peu d'amitié et que l'incertitude de savoir où me prendre vous a seule empêché de m'écrire. J'ai beaucoup couru et je vous avoue que mon goût pour les voyages a repris avec une nouvelle force. Dans presque tout le cours de ma vie je n'avais jamais voyagé que pour me rendre le plus vite possible d'un lieu dîins un autre; maintenant je ne suis pas pressé, et comme j'ai le bonheur de n'être blasé sur rien, que la moindre chose m'amuse et m'intéresse, ] j'ai goûté une foule de jouissances dont je n'avais pas l'idée depuis