L\ LOI ÉLECTORALE
de salut », conclut-il, décidé à défendre jusqu'à la mort la dynastie, mais eu royaliste libéral et en adversaire irréconciliable de 1814 et des ultras. Il revint à l'idée de rappeler le duc de Richelieu, qui pouvait seul tout sauver s'il n'était pas trop lard, et il se plaignit amèrement de Guizot, « qu'il appela un sectaire qui n'a plus ni frein ni morale quand il s'agit des intérêts de sa secte ». 11 se préparait à jouer un grand rôle à la tribune, en proposant l'expulsion de Grégoire, avec l'intention de prévenir à cet égard la droite, car si la proposition venait de cette partie de la chambre il se verrait obligé de la combattre.
11 continua cependant à siéger au conseil des ministres et au conseil privé, mais sans grande conviction. Il confia à M. Mole que le précédent cabinet était un soleil en comparaison de celui-ci. La solution qu'il préconisait était un ministère où seraient représentées toutes les opinions voulant des Bourbons, même avec Decazes si sa présence était indispensable.
En même temps, Guizot et Barante menaient une intrigue dont le but était le changement de la loi des élections. Decazes était derrière eux. Il affecta de répandre le bruit qu'il s'abstiendrait dans cette question et qu'il se rallierait à la décision que prendraient -es collègues. Son but était de faire tirer les marrons du feu par de Serre en lui faisant présenter et défendre la nouvelle loi. En conséquence, Guizot et Barante allèrent le trouver et lui représentèrent qu'il devait d'autant plus en faire son affaire qu'ils avaient rédigé un projet presque semblable à celui qu'il avait présenté en 1816. Ce projet consistait à renouveler intégralement la chambre tous les sept ans, à doubler le nombre de ses membres, dont deux tiers seraient élus