IR-NAL DES DÉBATS
Gyr et Louis. Gamme le public aime les anecdotesy nous devons consigner dans ces feuilles quelque» faits assez curieux qui ont précédé le pénible enfantement dont nous venons d'être les témoins.
« Lorsque M. Decazes eut résolu de renouveler une j>artie du ministère, ses premiers regards se sont touirnés vers. M. le duc de Richelieu. Des lettres ont été écrites, des négociateurs ont été expédiés, mais le duc est resté inflexible, non que son àme noble et généreuse ait conservé quelque ressentiment du passé et qu'il ait voulu bouder son Rot et la France, mais il V a des convenances que l'homme qui se respecte ne peut vouloir franchir.
« Soldat tant çuon voudra, mais général jamais », telle a été la réponse de cet homme de bien, qoe restim« de la France et de l'Europe poursuit jusque dans sa pénible retraite. Ce refus a-t-il beaucoup affligé M. Decazes? C'est un^ question qu'il est inutile de traiter et que chacun esk maikre de résoudre comme il l'entendra.
« Que^lques ouvertures, mais moins sérieuses, et surtout moins siivcères, paraissent avoir été faites à M. Laine. Elles avaient moins pour but de le faire rentrer dans les affaires que de ménager le digne ami connu de M. de Richelieu. C'était encore M. de Richelieu qu'on flattait dans M. Laine.
« [1 parait certain que le ministère du Trésor a été offert à l'ancien ministre Mollien, qui a refusé; que le ministère de la Guerre a été offert au jeune duc de Broglie, qui l'a refusé; que le ministère de l'Instruc^ tion publique a été offert à M. Royer-Collard, qui l'a refusé. Que l'on dise maintenant que l'ambition fait tourner toutes les tètes en France et que tout le fffconde y veut être ministre 1 M. de Richelieu et