‹ Le comte Molé, 1781-1855 (volume 2)Chapitre 167 sur 232 · REFORMES MILITAIRES · texte numérisé non relu

REFORMES MILITAIRES

celier voulait absolument m'avoir pour commissaire instructeur, mais qu'il l'avait prié de suspendre ma nomination jusqu'à ce qu'il m'eût vu. Je répondis en le suppliant avec instance d'en prendre un autre. Le duc insista, et me dit :

« Prenez la liste, et vous verrez qu'il n'y a plus quevous. » Je proposai Séguier, il n'en voulut pas, et avec raison. Pasquier insista aussi auprès de moi, puis, se plaignant de la pénurie de sujets pour tous les emplois, ajouta que si la France se portait médiatrice entre Naples et l'Autriche, il y aurait là une belle et délicate mission et qu'il n'avait personne pour la remplir.

« — J'aimerais mieux aller là, repris-je, que rester ici à instruire le procès.

(c — Eh bien, réfléchissez-y, reprit-il, et si cela vous convient vous n'avez qu'à me le dire. »

En fin de compte Sémonville fut désigné comme procureur général près la cour judiciaire.

Le mouvement militaire du 19 août rendait nécessaire une nouvelle réorganisation de l'armée. La pensée du ministère était de fondre les légions entre elles pour en former des régiments qui reprendraient leurs anciens noms, cette réforme, en diminuant le nombre des officiers, devait permettre d'écarter ceux dont on n'était pas sûr.

Royer-Collard, démissionnaire en 1819, n'avait pas été remplacé à la tête de l'Instruction publique. Il était question de M. de Fontanes pour ce poste. Mounier inclinait pour M. Laine et demandant à M. Mole son opinion sur ce sujet, profita de l'occasion pour le consulter indirectement sur les hommes qu'il serait possible d'adjoindre au ministère pour le fortifier devant la chambre. M. Mole évita de répondre.

M. de Barante, malgré sa nomination d'ambassa-

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