‹ Le comte Molé, 1781-1855 (volume 2)Chapitre 178 sur 232 · LE COLLÈGE ÉLECTORAL DE VERSAILLES · texte numérisé non relu

LE COLLÈGE ÉLECTORAL DE VERSAILLES

M. (le Richelieu cherchait évidemment à adoucir M. Mole. M""^ de Montcalm s'y attacha également. A l'occasion dos Cordons bleus, elle lui parla pour la première fois de lui-même avec amitié. Elle reconnut l'inanité de ses prétendus torts envers Decazes, mais lui avoua cependant qu'elle le trouvait injuste envers Pasquier, « pour lequel et par lequel elle était évidemment prévenue. » Le lendemain, M. Mole partit pour Champlàtreux, « bien m-alade de la poitrine », ce qui l'empêcha « de dire adieu à M"** de XX... qui s'en afflige. »

Pozzo, quelques jours après, vint y chasser. Il rapporta que le duc de Richelieu lui avait depuis longtemps remis sa nomination de pair, mais froidement et gauchement. Il caressait les mêmes projets d'avenir: se marier et acheter une terre en France, ce que sa fortune, qu'il estimait àj quatre millions, lui rendait facile. Il n'abandonnait passes rêves d'ambition, attendant pour les réaliser l'accession de Monsieur au trône.

Au bout de peu de jours, M. Mole, très souffrant d'un catarrhe, revint h. Paris, accompagné de sa seconde fille, également malade. Venu pour se soigner, il dut, le soir même de son retour, recevoir le baron Destouches, préfet de Seine-et-Oise, qui le pressa pendant deux heures d'accepter la présidence du collège électoral de Versailles, que les ministres voulaient toujours lui donner. Le lendemain, ce fut le tour de M. Martin, sous-préfet de Pontoise, qui vint dès huit heures du matin joindre ses instances à celles de De&touches. M. Mole 'persista dans son| refus, alléguant que l'éloignement dans lequel le ministère semblait le tenir lui ôterait toute autorité pour parler en son nom, et que la chose publique en souffrirait.

Cette visite fut suivie de celle de M. Laine. II venait

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