NOUVELLES DE TROPPAU
avec M. de Blacas. Cette idée de Pasquier d'avoir quatre reppésentauts au lieu de deux n'aurait fait que compliquer les choses, surtout en réunissant deux hommes aussi peu faits pour s'entendre que M. de Blacas et M. Mole. Celui ci répartit qu'il n'accepterait que s'il e'tait envoyé seul, et qu'il refusait spécialement le collaborateur qui lui était proposé. Pasquier répondit « d'une manière toute diplomatique st sans s'engager ». Le seul rôle qu'il voyait à jouer pour le gouvernement fram^ais était de complaire au parti libéral en favorisant l'établissement d'un gouvernement constitutionnel à Naples et l'introduction des gouvernements représentatifs dans le reste de l'Italie. Ce n'était pas là ce que désirait Ferdinand P*". Au dire de Pozzo, ce monarque avait écrit au cardinal Ruffo' qu'il avait du céder devant la révolution, et que tout ce qu'il avait dit ou fait depuis lui avait été arraché par la violence.
Cette tendance libérale du ministre des Affaires étrangères inquiéta la droite royaliste et donna une nouvelle impulsion aux intrigues de ceux qui désiraient la retraite de M. de Richelieu. D'Ormesson accourut tout elîaré chez M. Mole.
« On dit que vous demandez à entrer dans ce ministère. Los personnes en question sont extrêmement alarmées de ce bruit. Qu'en faut-il croire?
« — On m'asouvent offert des ministères, lui répondit
i. Le Cardinal Rulîo, intendant du palais et du domaine royal de Caserte avant l'occupation de Naples par les aimées françaises, avait soulevé en 1799 le sud de l'Italie et était rentré dans Naples. La capitulation -de la ville n'ayant pas été ratiQée, il se réfuj;iia dans les Élats du pape Pie VII qui le nomma préf' t des subsistances. Il assista au second mariage de Napoléon I" et rentra en Italie en 181 i. Il fut appelé par Ferdraànd 1*' au conseil royal, en 1821.