‹ Le comte Molé, 1781-1855 (volume 2)Chapitre 185 sur 232 · ÉLECTIONS ROYALISTES B · texte numérisé non relu

ÉLECTIONS ROYALISTES B

M. Mole, j'ea ai quelquefois refusé, mais jamais demandé. Maintenant je n'en demande pas davantage et l'on ne pense nuUentent à m'en offrir. »

D'Ormesson revint le lendemain. « J'ai diné avec le» personnes, dit-il ; elles sont charmées de votre réponse; mafô, en y réfléchissant, tout ce qu'elles souhaitent et vous demandent c'est que vous entriez dans le ministère, si on vous le propose, avec M. de Villèle. Monsieur vous désire plus que jamais, et l'on voudrait qu'à la chambre des pairs vous vous missiez à la tête des royalistes pour les éclairer, les modérer et les contenir; et si Monsieur monte sur le trône, c'est à vous qu'il sera réservé de sauver la monarchie;. »

M. Mole lui fit la même réponse que lors de sa première visite. M. d'Ormesson, en terminant l'entretien, confessa son désir d'obtenir la pairie.

Les élections pour le renouvellement quinquennal avaient eu lieu. Elles dépassèrent les espérances royalistes. Les arrondissements votèrent les premiers et nommèrent, à une imposante majorité, vingt-neuf candidats de droite contre dix-sept libéraux. Les élections des départements furent en masse royalistes. Il n'y eut que sept départements où les candidats de la gauche l'emportèrent.

La droite était maîtresse à la chambre. « Nous serons débordés, dit Louis XVIII à M. de Richelieu; vous sera-t-il possible de contenir une telle majo- ,,ité? — Nous avons la parole de Monsieur, répondit le duc, et puis il fallait avant tout sauver la monarchie. ))

Un rôle important de modération et de contrepoids pouvait être réservé à la chambre des pairs. De Serre, Mounier et Pasquier le sentirent, et, connaissant l'influence qu'avait conservée M. Mole dans cette assem-

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