EXIGENCES HE MM. DE VILLÈLE ET DE CORBIÈRES
M. (le Richelieu était toujours aussi préoccupé du parti à prendre aii sujet de MM. de Villèle et de Corbières, et ne prenait aucune résolution. Ces hésitations commençaient à causer un certain mécontentement parmi les royalistes. Mathieu de Montmorency, Jules de Polignac, M. de Villèle lui-même, parlaient déjà de se séparer du ministère. Ils eu voulaient spécialement à Mounier. Celui-ci se trouvait dans une fausse position. Il dirigeait en réalité le ministère de l'Intérieur, sans en avoir le titre. Les royalistes ne lui pardonnaient pas d'avoir refusé, comme ils le lui avaient souvent proposé, de remplacer le comte Siméon, et ils allaient jusqu'à reprocher à M. Mole de n'avoir pas usé de son influence pour l'y décider.
(( Je leur déclarai, dit-il, que je ne me mêlais pas de conseiller les ministres et, en effet, je suis bien décidé à ne plus me fourvoyer en donnant des avis qui seront toujours aussi mal exécutés que raal compris. »
Berlin de Vaux, lui aussi, s'impatientait des tergiversations du duc. Aux deux chefs de la majorité royaliste, il voulait adjoindre M. Mole comme ministre de la Marine. Il le pressa de se mettre en avant, mais sans succès.
M™« de Monlcalm donna une comédie. M. Mole s'y rendit et n'eut pas un mot de remerciement pour les efforts qu'il faisait en faveur de son frère. « Scène- et vanité du monde sec, ennuyé et méchant. » Il eut du moins la satisfaction d'y rencontrer Pasquier et d'apprendre de lui que le congrès de Troppau était dissous et que les souverains avaient «n effet écrit au roi de Naples.
Pozzo avait rejoint l'empereur Alexandre à Troppau, au moment où les négociations se terminaient. Dèsson arrivée, il écrivit à M. Mole ' :