‹ Le comte Molé, 1781-1855 (volume 2)Chapitre 192 sur 232 · M. MOLE REFUSE · texte numérisé non relu

M. MOLE REFUSE

fort mal l'offre que lui faisait Pasquier d'un poste aussi S3conclaire; il se précipita sur sa plume et écrivit* au duc de Richelieu.

25 décembre d820.

« Si la proposition qu'on m'a faite hier vient de vous je ne puis qu'en être sensiblement touché, car elle prouve bien que vous avez été entraîné par votre , désir de me donner enfin, un témoignage public de votre souvenir. Mais M. Pasquier aurait dû comprendre ; que les grands noms ne sont pas tout dans les affaires et que tout en n'ayant pas l'honneur de m'appeler ; Montmorency, je ne pouvais, sans me ravaler beau- \ 'coup, accepter le poste le plus pénible de la diplomatie, au moment où, ce poste ne donnant même plus le titre d'ambassadeur, le prince de Montmorency trouvait audessous do lui de le remplir.

« On m'a promis la mission la plus brillante et la pi us honorable et après elle l'ambassade la plus agréable. On me retire la mission pour ne pas se priver du crédit de M. de Blacas sur le roi de Naples, de l'ascendant de Caraman sur M. de Metternich et de l'expérience de M. de la Ferronnays. Ces raisons sont assurément sans réplique. J'attends avec curiosité celles qu'on donnera plus tard pour me soufder l'ambassade. Peutêtre trouvera-t-on alors que Caraman ne paut rester à Vienne; Naples offrira une occasion bien naturelle de le dédommager. Il sera bon aussi qu'il y suive l'effet des négociations auxquelles il aura assisté. D'ailleurs on ne manquera pas de rendre un nouvel hommage à

en 1844, fui plus tard ministre des Affaires étrangères d'Espagne jusqu'en 1837. Il favorisa la politique française et soutint les conservateurs modérés. :

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