C LE CONGRES DE LAYBAGII
« M. de Blacas m'a dit qu'il ne peut prolonger son séjour à Naples au delà du mois de mai. Si vous tenez à y aller en qualité d'ambassadeur, l'occasion serait toute prête, et j'en écris par ce même courrier à M. de Richelieu.
« Nos négociations ont lourné assez bien, les ennemis de l'ordre en seront furieux et crient à la tyrannie, que nous voulons les empêcher d'exercer. Il vaut mieux les combatlre maifitetiant que lorsqu'ils seront plus forts. Pour moi, j'ai toujours pensé qu'au lieu d'attendre les dangers, il faut aller à leur rencontre; ma présence a fait quelque bien, mais pas assez pour me consoler de ne pas èlre à Paris <lans cette circonstance.
« Je ne saurais vous dirc3 assez combien les royalistes ont besoin de modération. 11 me tarde da recevoir des renseignements de votre part à ce sujet, ils me servent de règle parce que je sais qu'ils sont donnés en connaissance de cause.
<( Mon retour à Paris est certain, mais il peut être différé encore de quelques mois.
(( Tout à vous,
« Pozzo. »
« Mon cher ami,
« Votre dernière lettre est datée du 1®"" février, je vous en ai à pùne accusé la réception et je vous en parlerai maintenant plus à cœur ouvert. La proposition d:) vous envoyer en Espagne en qualité de ministre pour succéder à un ambassadeur nç pouvait que provoqu:3r la réponse que vous avez faite, et je ne sais pas concevoir comment on ait voulu s'y exposer.