LE CONGRES DE LAYBACH. 4IT
« Si mon dernier billet vous a été remis, vous aureac. vu que la place de Naples va devenir vacante puisque M. de Blacas parait résolu de ne pas prolonger sa mission extraordinaire au delà du mois de mai ; si vous persistez dans l'idée de vous absenter de Paris, l'occurrence serait bonne, et les ministres devraient vous avoir un gré infini de ce que vous consentez à vous charger d'une affaire qui concerne directement l'existence politique des Bourbons, et qui, par cela même, a besoin d'être confiée à des mains habiles. En réfléchissant que je dois retourner à Paris, ce n est pas sans regret que je me prépare au sacrifice que j'ose vous conseiller, mais s'il vous convient de le faire, je le regarderai alors comme pénible pour moi.
« Vous connaîtrez, je suppose, ce que nous avonslait ici, et une déclaration que l'Autriche vient de publier a mis suffisamment le public dans sa confidimce. Puisque les sectaires et les résidus du despotisme militaire nous attaquent, nous avons résolu de nous défendre et d'aller à eux partout où nous pouvonsles atteindre. Je n'ignore pas que les doctrines varient à (^e sujet, celle qui a prévalu ici est aussi la mienne- Si le duc ne vous communique pas la lettre que je lui écris, M, Shrader à qui j'envoie le brouillon écrit (le ma main vous en donnera lecture, ce qui comme de raison ne sera que pour vous seul. L'armée autrichienne est déjà en marche à travers la Uomagne et la Toscane, nous faisons partir d'ici le roi de Naples au jilus tôt, et moi avec, jusqu'à tant qu'il soit assis sur son trône, dont malheureusement il a trop pris l'habitude de descendre. J'en serai alors à ma troisième restauration. Dieu veuille que ce soit la dernière.
« Nous ignorons à peu près la situation de vo» affaires intérieures. Les deux pétards ont fait le même'