AVANCES DE TALLE\UA-M
cause sera la nôtre sans pxception. Je confie ceci à votre discrétion ordinaire ; M. de Richelieu en est assuré.
(( Si le mot réminiscence se trouve dans les dictionnaires de Paris, rappelez-moi au souvenir de ceux qui ne l'auraient pas tout à fait mis à la réforme. Vous savez qu'entre nous il tient la première place, et que votre amitié l'y conservera à jamais.
« Votre très dévoué,
« Pozzo. ))
« Dites mille choses à M"" Kinentemben qui ne me répond pas. »
La santé de M. de Talleyrand s'étant enfin rétabli«\ M. Mole put lui rendre visite. « Il me re<;ut, écrit-il, de bon goût, de bonne grâce, sans me parler du passé, et, me dit qu'il était passé chez moi à la fin de la matinée, dans l'espoir de me trouver rentré. Puis, après que M™® de Dino se fut retirée, il entra brusquement en matière.
« — Avez-vous envie de rentrer dans les affaires? »
(( — Non, en vérité. »
« — Pourquoi cela ? Ce n'est tentant jtour un homme tel que vous que dans les moments de danger. Craignez-vous d'aliéner votre avenir, de finir votre carrière politique? L'oQcasion mérite de la risquer, et puis vous êtes placé de manière que, malgré vous, vous vous trouverez toujours fort compromis. »
« — Vous ne me comprenez pas et ne me connaissez guère. Je ne suis pas accessible à cette sorte de crainte, mais je n'ai pas l'espèce de présomption ({ui fait qu'on se met en avant sans espérances de succès. »