SCISSION DAI*S LE MINISTERE
• regarder comme un rêveur. La déclaralion de Decàzes suivit le timide , manifeste de Lainé, et, prenant la
: parole après ce. dernier, il dit que les trois moyens proposés lui semblaient aussi extrêmes que périlleux; que le mal n'était pas aussi grand que nous nous le iigurions. ■ t : •
« Les élections, ajouta-t-il, en rjgardant Lainé, nous
;lout paye? nos torts ; si l'oii m'avait lais>é faire, si nous n'avions pas gardé de mauvais préfets, les électeurs auraient été mieux disposé.**; passons cette ses-iion comme nous pourrons, en présentant les
, proj«is de lois que l'opinion réclame et le cinquième
.des élections prochaines vaudra mieux que celui-ci,
: si nous ne commettons plus les mêmes fautes et surtout si nous ne laissons en place que les préfets décidés à hous seconder. »
' « Ce discours était clair. Dicazes passait au côté
'gauche, puisque Lainé passait au côté droit. Il rejetait sur le ministre de l'Intérieur le résultat dçs élections et concluait évidemment à ce que Lainé quittât le ministère de l'Intérieur et la direction de
i l'esprit public.
« Cependant la baisse des rentes continuait et |a :place de Paris se trouvait dans une crise redoutable. Le 31 octobre à midi nous nous réunîmes chez le ministre des Finances, Lainé, Pa.squier, Decuzes et moi, avec les banquiers Laffitte, Delessert, Baring, Labouchèreet Hottinguer;aprèsunelonguecoi1iférençe, on convint de demander du temps aux alliés pour l«?s versements qu'il restait à leur faire, ainsi que la faculté de s'acquitter en traites sur l'étranger: enfin, d'admettre: au trésor des effets h 90 jours de date pour le paiemeni delà fin du mois, sur Tenjprunt de quatorze millions, Corvelto denxeura chargé d^éçijire