‹ Le comte Molé, 1781-1855 (volume 2)Chapitre 45 sur 232 · FAUSSES NOUVELLES DB SMNTE -HÉLÈNE · texte numérisé non relu

FAUSSES NOUVELLES DB SMNTE -HÉLÈNE

penser. Mon Dieu, que je voudrais être à Pariai et pourtant je ne puis abandonner ceci que tout ne soit terminé. L'empereur Alexandre dit qu'il part d'au^jonrd'hui en huit, mais il va à Bruxelles passer q;uatre ou cinq jours et pourrait revenir ensuite. Gela me fait frémir.

« JjB; m'en vais- à la: coni'érence et je n'ai plus que le temps de vous dire que jevous suis tendrement attaché pour la vie.

« Les Prussiens même sont d'accord et tout sera arrangé demain, comme nous le désirons. »

« Je lus cette lettre touit en me rendant au conseil Ottjû trouvai tes esprits agités par les nouvell>es reçues «i'Anglelei're. Le sloop le Musqnito, venu de Sainte- Hélène à Portsmoulh, avait apporté des dépêches à la suite desquellfâ les ministres s'étaient rassemblés et avaient appelé l'atlorne} et le sollicitor général. Aussitôt ]jc bruit avait couru que Bonaparte s'était sauvé. A la Biourse, dans la cité et les quartiers les plus habités de Londres, le peuple avait montré une joie incroyable; dans plusieurs! rues les maisons avaient été illuminées; la nuit de nombreux placards avaient été affichés portant ces mots : « Bonapanrte se sauvera. » Tel était le chemin qu'avait fait en trois années l'opinion publique ehez l'es vainqueurs de Waterloo! Le ministère anglais, épouvanté, était tenté d'extraii*e son prisonnier de SaiTate>-Hélène pour le conduire je ne sais où; mais avant tout il devait consulter le Congrès^el un courrier était aussitôt parti pour Aix-la-Chapelle. Notre ambassadeur, le marquis d'Osmond, complètement mystiflé, nous écrivit q.u'il n^avait pu rien tirer de Lord Ba-

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