‹ Le comte Molé, 1781-1855 (volume 2)Chapitre 77 sur 232 · L INDEMNITE AUX ALLIES · texte numérisé non relu

L INDEMNITE AUX ALLIES

nouveau projet. La retraite de Oecazes lui apparaissait comme un si grand malheur qu'il youlait lui rsemeltre le ministère <les Affaires étrangères, en nommant par compensation M. le duc d'Aiigioulême président du conseil. Il me pressa même de voir Decazessans délai et (le Je presaenlir sur on arrangement de cette espèce.

« Quelque absurde que me parut la présidence du duc d'Angoulême, je me fis aucune réflexion et je me rendis auprès du favori. Je lui disque M. de Richelieu, que le Roi étaient convaincus que sa retraite mettait en grand danger ia chose pubi^oe et préparait les voies à une oon Ire-révolution complète. Il s'attendrit et pour la premiène fois avec moi se prêta à l'idée de reTuplacer immédiatement M. de Richelieu. Decazes conclut mèrae de mon raes8ag« que je consentirais à rc^er ministre avec lui, ce dont il reœeaitait une jcvie qu'il ne pouvait réussir à me cacher. Lui et moi réciproqoemeiit, nous aimions bien mieux nous avoir pour adversaires secrets dans Je minialère que pour en Item is iixors de son sein.

« 11 y eut te soir chez M. de Richelieu une conféreiicB avoc tous les plénipotentiaires étrangers. Gelait chose en rie use de voir l'Europe traiter en Icnite sécurité sous la garantie de ses baïonnettes avec un 'ministère dissous et dont il hii était impossible de prévoir Jessihccesseurs. A l'issue de celte conférence, le protocole fut srgué et nous MÙraes dix huit Bîoispour verser les cent millions, dont le paiement actuel aurait pu amener la banqueroute. Aus-itôl iarinle remonta à (65 et Laffilte fit dire k Oocaze< que, s'il se retirait, elle relombeiait au moins de 10 :franc-<.

<• Sur ces entre fa t> s, M. le duf. d'Angoulême revint à Paris, le me présentai chez lui le dimanche 13. Il commençait à donner son awdience publique et me

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