‹ Le comte Molé, 1781-1855 (volume 2)Chapitre 98 sur 232 · L ANNEE FINANCIERE · texte numérisé non relu

L ANNEE FINANCIERE

attente. » Si vous allez en Suisse, je ne sais quand nous nous reverrons, car les montagnes ne sont praticables et agréables à parcourir que tout à la fin de juin. Je vous envie plutôt votre soleil que votre bonne chère, dont mon estomac laisserait si peu jouir mon palais. Prenez garde aux vins du Languedoc. C'est à Celle que j'ai élé complètement gris et pour la seule fois dans ma vie. Je me souviens que dans mon ivresse j'invitais tout le monde à venir à Champlàtreux. Je vous défère d'en faire autant.

« Adieu, j'ai l'àme triste et non sans raison. Je vous aime et ne v«»us en aimerai pas moins de toutes mes forces tant que j'existerai. »

«MoLÉ. »

Ce fut au profit des hospices de Bordeaux que le duc de Richelieu abandonna les cinquante mille francs de rente de sa dotation.

Depuis un mois que le ministère Dessolle était au pouvoir, il n'avait rien entrepris de ce qu'il avait annoncé avec tant d'éclat. Son activité s'était bornée à la discussion de la récompense nationale à accorder au duc de Richelieu. Cette question liquidée, M. Louis présenta un projet qui constituait une an née financière de dix-huit mois. Ce projet était peut-être utile, mais violait la Charte qui portait que l'impôt serait volé annuellement. De son côté, M. de Serre devait exposer les motifs d'un projet de loi sur la responsabilité ministérielle, œuvre des doctrinaires et particulièrement de M. Guizot. Trop vague et purement théorique.

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