‹ Le comte Molé, 1781-1855 (volume 3)Chapitre 117 sur 204 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Note au duc de Richelieu sur la politique du ministère. — L'emprunt. — Le mariage de Decazes. — L'Angleterre fait échouer une transaction coloniale avec l'Espagne. — Une démarche de Pozzo. — ' Un complot contre le gouvernement.

— Le duché de Glucksberg. — Négociations avec le Pape. — Le duc de Richelieu songe à se retirer. — Mesures de sûreté.

— Le comité de la marine. — Nomination d'un directeur de la caisse d'amortissement.

« La session était terminée; elle avait eu d'importants résultats : nos comptes avec les étrangers étaient réglés, nos emprunts avaient appelé tous les capitaux de l'Europe et fondé notre crédit, les souverains devaient se réunir à l'automne suivant à Aix-la-Chapelle et tout annonçait qu'ils prononceraient enfin notre affranchissement. Mais le ministère était moins affermi que jamais, et je prévis dès cette époque qu'il ne résisterait pas longtemps à ses divisions intérieures et aux événements qui le pressaient-

« Le Concordat ne nous avait pas moins partagé que la loi de recrutement. Decazes et Pasquier obtinrentde M. de Richelieu d'envoyer Portails à Rome pour négocier sur de nouveaux faits et réparer un peu les fautes déjà commises. Il avait pour instruction de se concerter avec M. de Rlacas et lui était en quelque sorte subordonné. Cette mission était absurde et le choix du

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