DE RAPPROCHEMENT CONJUGAL
le mariage que des devoirs. J'étais né cependant pour le bonheur au sein de l'ordre et par les voies les plus pures. De retour à Paris, je voulus prendre des garanties contre l'avenir et placer entre les mains de M"« Mole un écrit auquel nous pussions, elle et moi, en appeler un jour. J'ignore si elle a conservé la lettre que je lui adressai à cette époque, mais, s'il se peut, qu'elle la relise et ensuite dise ce qu'elle peut avoir à me reprocher.
« Je revins du Marais le lundi 29, jour du conseil, et débarquai chez le duc de Richelieu, avec lequel j'étais bien aise de m'entretenir avant la séance. Je le trouvai bouleversé de ce que la conspiration commençait à percer dans le public. Il s'en effrayait, s'en désolait et accusait l'indiscrétion de la police. Tout ce qui venait de M. Laine avait bien un autre poids à ses yeux que ce qui venait de M. Decazes. Or M. Laine avait reçu la déposition très confidentielle d'un officier vendéen nommé Pir...V Cet officier lui assurait qu'il était question de conduire le Roi dans la Vendée ou de l'envoyer à Rome pour y vivre comme Charles V. Dans un conciliabule oîi il assistait, un conjuré avait été jusqu'à dire : // 7ious faut un coup à la Paul Z®'". A quoi Berthier avait répondu : En ce cas je me retire. Malgré toutes ces dénonciations et tant d'indices, M. de Richelieu faisait ce qu'il pouvait pour ne rien croire afin d'être dispensé de sévir.
(( Il me parla ensuite du congrès et de Pozzo qui, à sa grande satisfaction, venait de recevoir de l'empereur de Russie l'autorisation de se rendre à Aix-la- Chapelle, malgré les insinuations et même les instances de l'Angleterre et de l'Autriche pour obtenir