‹ Le comte Molé, 1781-1855Chapitre 113 sur 203 · RETOUR A PARIS · texte numérisé non relu

RETOUR A PARIS

à la réputation que je laisserai après moi. Mes amis ou mes enfants ont le droit d'exiger le compte de ma conduite pendant les Gent-Jours.

« Cet ouvrage n'a d'autre but que de me faire connaître. J'ai trouvé du charme à l'écrire, il m'aura été tantôt d'un grand secours, tantôt de beaucoup de consolation. Ce n'est ni un vain orgueil, ni une vanité puérile qui me l'ont fait entreprendre. Il ne faut y chercher ni un livre, ni un auteur, c'est l'écrit le plus sincère qui ait vu le jour. (Mon histoire pendant les Cent-jours en remontant au moment où l'on apprit le débarquement à Cannes.) »

M. Mole se décide à partir de Plombières, après un séjour de douze jours. Ses amis lui écrivaient de différer son retour, lui représentant qu'il lui serait impossible de ne pas siéger à la Chambre des pairs, mais qu'en siégeant, il courrait les plus grands dangers, en sa qualité de pair nommé par l'Empereur. On parlait en effet déjà ouvertement dans Paris, de représailles contre ceux qui avaient servi Napoléon après son retour de l'ile d'Elbe. D'un autre côté, en ne siégeant pas, il s'exposait à la fureur des partisans de l'Empereur. Il partit néanmoins, mais décidé, quoi qu'il pût lui arriver, à ne pas mettre les pieds à la Chambre des pairs. Il ne resta que huit jours à Paris, et se rendit auprès de M'"'' de la Briche, sa belle- mère, au château du Marais où il retrouva la comtesse Mole et ses deux jeunes fdles, et où vinrent le rejoindre Pasquier et Barante. Il ne comptait y rester (fue peu de temps et avait décidé de partir pour Vichy, où il attendrait les événements.

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