ADRESSE AU CONSEIL MUNICIPAL
nement et des Chambres ses alarmes et ses vœux. Pourquoi ces préparatifs de défense? Pourquoi ces apprêts pour une lutte dont l'issue ne saurait être douteuse ? Peut-on exposer la première ville de France h des désastres dont, si la querelle se prolonge, rien ne pourrait la préserver? Des plénipotentiaires, dit-on, sont partis pour arrêter les armées étrangères et ces plénipotentiaires seront-ils écoutés? L'autorité qui les envoie sera-t-elle reconnue? Ne voyons-nous pas les ambassadeurs de tous les Rois de l'Europe réunis encore autour de celui qu'ils n'ont pas cessé de reconjiaUre pour celui de la France?
« Le Conseil municipal ne craint pas de le dire, les Français eux-mêmes reconnaissent ce souverain •pour celui qui règne et doit régner sur eux. Déjà les 'départements le proclament, déjà l'opinion, longtemps <!omprimée, prend de toutes parts un libre essor. Paris seraitr-il le dernier à suivre ce mouvement unaaiime.^ou le devoir de ses magistrats n'est-il pas de ■prendre l'initiative de prévenir le vœu de tous, afin -d'en régler l'expression et d'assurer le maintien de l'ordre, en calmant l'imagination et satisfaisant tous îes cœurs. Les Français rendus à leur Père et à euxmêmes, les souverains conjurés s'arrêteront, n'en doutons pas. Déjà ils auraient suspendu leur marche, si l'on se fût hâté davantage d'atteindre le but de toutes les espérances et vers lequel se tournent tous les regards
(( Le Conseil municipal devait à sa conscience, à Paris et à ses habitants, cette profession des sentiments qui l'animent. Il attend du Gouvernement et des Chambres l'autorisation de la publier. »
« Comment peindre les visages qui composaient mon .auditoire.^ Les plus royalistes et les plus braves bais-