SOUMISSION DE LA VENDEE
Coigny. Cette dernière avait beaucoup d'esprit*. . ,
Je me divertissais souvent du constraste des mœurs du révolutionnaire Fouché avec les façons de ces deux fats de l'ancienne cour. Ce qu'il y a de curieux «'est que le révolutionnaire se travaillait pour imiter leur gentillesse et je laisse à penser le succès de ses efforts ! Il me semblait voir une vigoureuse panthère toute^ affublée de dentelles et de pompons.
Fouché imagina dans son engouement de se servir d'Archambaud comme Noé de la colombe; il le chargea de porter à Talleyrand et au Roi la branche d'olivier^ avec ses offres de services. Je rencontrai Archambaud comme il allait partir. Il vint à moi en me disant qu'il ne laisserait pas ignorer au Roi tout ce que j'avais fait pour hâter son retour.
« Tandis que toutes ces choses se passaient, le Mordleur publiait la soumission de la Vendée. Le Roi allait rentrer dans Paris, lorsqu'on y lut ce traité ou plutôt cette capitulation par laquelle les d'Andigné,. les Suzannet, les d'Autichant, les La Rochejaquelein sesoumettaient à Bonaparte, reconnaissaient son autorité^ et stipulaient même, par un article exprès, l'admission aux emplois des Vendéens qui voudraient le servir, Celte Vendée qui avait eu tant de peine à reprendre les armes à la A^oix du duc de Bourbon, en eut plusencore à les porter longtemps et elle céda, quelquesjours trop tôt pour sa gloire, aux forces que lui opposèrent les généraux Lamarque et Travot.
« Napoléon observait les événements du fond de sa
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