Deux lignes supprimées
N/VPOLÉON A ROCIIEFORT. 247
retraite de Malmaison, prêt à profiter de toutes les chances qu'ils pourraient lui oiïrir.
(( Quelques journaux rapportèrent ses adieux à ses soldats :
(( Quoique absent, leur disait-il, je suivrai vos démarches, aucun corps ne remportera un avantage sur l'ennemij sans que je lui tienne compte de sa bravoure. On nous a calomniés, vous et moi; encore quelques efforts et la coalisation est dissoute. Napoléon vous reconnaîtra aux coups que vous allez porter. »
« Officiers et soldats s'arrachaient ces lignes. Maret, Regnault, Boulay, les généraux se rendaient la nuit à Malmaison ; les intrigues se pressaient et la fermenfeition allait croissant. Je le dis à Fouché, qui dans cette circonstance me parut manquer complètement de résolution et d'audace. Ses propres jours étaient menacés, il le savait et n'osait rien entreprendre, ni faire ce qu'il fallait pour les mettre en sûreté. Carnot l'avait appelé traître en pleine commission, Caulaincourt commençait à prévoir qu'il serait sa dupe, enfin les généraux parlaient hautement de le tuer. A force d'importunités et d'instances, on obtint de lui le seul remède à tout cela : l'éloignement de Napoléon, qu'il fit partir pour Rochefort sous la conduite du général Becker.
(( 11 ne restait plus qu'à décider l'armée à capituler, et ce n'était pas le plus facile. La tribune des Chambres retentissait toujours de louanges pour elle, d'injures pour les Bourbons. Des députés parcouraient les rangs des soldats en leur disant qu'ils étaient les soutiens de l'honneur national, les sauveurs et la dernière espérance de la patrie.
« 11 faut l'avouer, les actes de cette Chambre et les