septembre
OÙ je puis permettre à mes yeux et à mon esprit une application suivie. Aux approches de cette heure, et ajtrès avoir regardé vingt fois à ma montre, je serais entré dans ma chambre, j'aurais tout lu, et je me serais dit : Qui diable a fait cela? Je voudrais bien le savoir ! Il y a là de l'excellent.
(( Je me serais probablement informé, à la poste et dans les auberges, des voyageurs de passage, et ne découvrant rien, j'aurais pris le parti d'écrire à l'auteur inconnu par la voie des journaux, pour lui apprendre ma trouvaille, en l'exhortant à me communiquer ce qu'il ajoutait à ces commencements, s'il voulait me récompenser de l'avis que je lui donnais, et faire beaucoup de plaisir à un esprit qui était fort content du bon usage qu'il avait fait du sien...
(c Sans y penser, sans le savoir, vous avez platonisé... Gela m'a prouvé à ma grande satisfaction ce que j'ai dit souvent, que naturellement, sans l'aimer, sans le connaître, on ressemblait à Platon quand on excellait dans les matières élevées. La force du sujet le veut, car Platon est la métaphysique, comme Homère est la pogsie... »
Lorsque le livre parut, il fut accueilli avec sympathie dans le cercle où vivait M. Mole, et fit sensation dans le public. M. de Fontanes et M. de Chateaubriand annoncèrent au public le jeune écrivain comme une grande espérance et contribuèrent à faire connaître son ouvrage.
Chateaubriand lui consacra un article dans le Mercure de France^; il analyse le livre, et malgré quelques légères critiques sur certains points de philosophie ou d'histoire, en fait l'éloge. « Une gravité natu-