‹ Le comte Molé, 1781-1855Chapitre 160 sur 203 · LA FIN DE NAPOLEON · texte numérisé non relu

LA FIN DE NAPOLEON

entre les Chambres et la Nation une lutte qui peut devenir assez violente pour que les étrangers y trouvent un prétexte suffisant pour revenir à ces idées de partage, auxquels ils ont à peine renoncé. »

(( Je l'ai quitté sur cette prédiction, pour me renfermer désormais dans le rôle de spectateur. Pasquier était trop enivré de son personnage de Ministre, pour s'apercevoir de mon changement, mais à partir de ce jour je cessai de lui donner mon temps et mes conseils.

« Avant d'aller plus avant, jetons un dernier regard sur ce colosse qui nous a tant occupés, et maintenant prêt à disparaître de la scène du monde, sur cet homme d'une autre nature, d'un autre temps que tous ces personnages de la première et de la seconde Restauration.

<( Bonaparte se rendit à bord du Bellérophon.

« C'est ainsi, dit le Moniteur, que sous le refuge du pavillon blanc, Bonaparte a terminé l'entreprise conçue par lui et exécutée à l'aide de MM. Labédoyère, Ney, Bassano, Lavalette, Savary, Bertrand, d'Erlon, Boulay de la Meurthe, Defermon, Etienne et ]y|m.3 Hortense-Souza et Ilamelin.

c( Cette annonce sans gravité ni décence d'un si grand événement, ces injures officielles, adressées à des femmes*, rappelaient ces articles de gazettes tant reprochés à Bonaparte, et prouvaient qu'ils pouvaient bien avoir eu plus d'une fois Talleyrand pour rédacteur.

« J'étais chez ce dernier, lorsque le général Becker vint lui rendre compte de sa mission. Chargé de

l.Par ces mots Hortense-Souza unis par un trait, on faisait allusion à la liaison du fils de M"* de Souza avec la reine Hortense. (Note du comte Mole.)

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