ORDONNANCE SUR LA PRESSE
trois Légations, que les démocrates de l'Angleterre menaçaient les trois royaumes d'une réforme parlementaire, l'Autriche, boulevard des institutions anciennes et de la Monarchie, opposait son imposante aristocratie anx eflbrts de l'Europe démocratisée.
« Les journaux anglais continuaient à prêcher le partage de la France. Le Parlement semblait le disputer à la nation et d'enivrement et d'orgueil.
« Comme Anglais, » s'écria l'orateur des Communes en terminant la session, « comme Anglais, nous avons la glorieuse satisfaction de connaître qu'il ne peut plus maintenant y avoir de doute sur le nom et la nation auxquels le monde donnera désormais la prééminence pour l'habileté militaire et la valeur indomptable. »
« La suffisance d'un tel langage annonçait des hommes peu familiarisés avec la victoire. Qu'auraient donc dit ces fiers insulaires, s'ils avaient vu leurs étendards flotter presque à la fois sur les tours de Lisbonne, de Madrid, de Rome, de Naples, de Moscou, de Vienne et de Berlin ?
(( Les Français et surtout ceux qui avaient leur part de gloire dans tant de triomphes, frémissaient de rage et juraient dans leur cœur de se venger un jour. Ils accusaient les Bourbons de tant d'humiliations, et ils critiquaient amèrement tous les actes d'un ministère, qui semblait plus occupé de sa propre conservation que de leurs malheurs.
« Fouché, dont la nomination avait inspiré tant de craintes et d'espérances, révélait incessamment par de nouvelles fautes le secret de sa médiocrité; son rapport au lloi sur les journaux et l'ordonnance qui en fut la suite achevèrent de le brouiller avec son parti et