LE SECOND MARIAGE DE FOUGHE
iant d'autres, mais il était arrêté par cette sorte d'embarras qu'il éprouve toujours quand il s'agit de désobliger ou de combattre quelqu'un en face. Il ne savait comment rompre avec Fouché, et finissait par l'éviter et lefuir comme un enfant. Pasquier' .......
.cherchait à lui communiquer son courage. Il lui avait pris subitement une sainte horreur de s'asseoir auprès d'un régicide. Jau court, chez q\ii la probitél'emporte de beaucoup sur les lumières, défendait le ministre de la police pour la seule raison qu'il était son collègue et qu'on l'attaquait. Louis, qui dans tous les^ temps, avait pris le cynique machiavélisme de Fouché pour du génie, et qui disait que la Restauration nepouvait s'affermir que par l'alliance dos Bourbons et des meurtriers de Louis XVI, soutenait aussi le duc d'Otranle. Enfin le duc de Wellington, qui s'était opposé de toutes ses forces à ce que le Roi le prit pour ministre, trouvait qu'après avoir fait la faute, on nepouvait en commettre une plus grande que de le renvoyer. M™''Aiméede Coignyet plusieurs autres femmes eurent l'art de persuader à Wellington qu'il avait fini par approuver lui-même l'entrée de Fouché au conseil, et qu'il était de sa loyauté de le défendre. Le duc a plusde fierté que d'esprit; on est sûr de lui faire prendrer les hommes ou les choses sous sa protection, en les lui présentant comme son ouvrage.
(( Mais ce qu'il y a de plus bizarre, pendant que tout ceci se disait et se passait aux oreilles et aux yeux de- Fouché, que faisait donc, pendant ce temps, le fameux révolutionnaire.^ 11 s'abandonnait aux charmes del'amour!
« Lors de son exil en Provence, il était devenu fort