‹ Le comte Omnibus (volume 2)Chapitre 5 sur 10 · I ■ I I ■ I I I ■■ ■ I I I É 1 I 1 «W^-^^— ^— ^^PM · texte numérisé non relu

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— Tenez-vous à être vu chez moi? demanda^-il au père Omnibus.

— Nullement. Avez-vous ici une cachette d'où je puisse écouter?

— Mettez-vous là, dit le chimiste en indiquant un cabinet qui s'ouvrait au pied du lit.

Du fond de ce réduit, où il venait d'entrer pendant que Jacotot avait été ouvrir, le comte de Elèves entendit la voix jeune et douce d'une femme qui s'écriait avec un accent ému :

' — Ah! monsieur le médecin, en sonnant deux fois, j^ai eu bien peur d'être venue inutilement.

Le père Omnibus n'eut pas à se demander longtemps si la survenante était fille ou femme, jeune ou vieille, car Jacotot l'accueillit par ces paroles :

— Entrez, ma belle enfant.

— Ce n'est pas Andrée, pensa le comte de Blèves dans son cabinet.

— Asseyez-vous et reprenez haleine, ma mignonne, car vous êtes bien essoufflée, continua le jeune homme.

— C'est vrai, dit la visiteuse d'un ton haletant, j'ai couru tant que j'ai eu de forces ; il me semblait que je n'arriverais jamais assez tôt... Je serais bien allée jusqu'à Nogent, à la maison de santé de M. Baudraie, mais c'était trop loin.

— Là! fit Jacotot, maintenant que vous voici remise, apprenez-moi, ma gentille, en ^uoi je puis vous être utile.

Mais, après avoir montré une si grande hâte à trouver un médecin, la visiteuse, au moment de déclarer ce qui l'amenait, rougit jusqu'aux oreilles et balbutia timidement :

— Je n'ose pas.

— Ohl oh! aî-je donc l'air bien rébarbatif, bien

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